"Une peine de mort" ou "une bonne chose", la réforme de la Coupe Davis divise

"Une peine de mort" ou "une bonne chose", la réforme de la Coupe Davis divise
"Une peine de mort" ou "une bonne chose", la réforme de la Coupe Davis divise - © Tous droits réservés

Steve Darcis et Lucas Pouille ont vertement critiqué mardi le projet de refonte de la Coupe Davis présenté la veille par la Fédération internationale de tennis (ITF), que le Français a comparé à "une peine de mort" pour la compétition. Pour notre compatriote "la Coupe Davis est morte" si la réforme passe.

L'ITF envisage en effet de modifier en profondeur la Coupe Davis, qui se joue en ce moment sur quatre week-ends tout au long de la saison et dans divers pays du monde, pour la transformer en une forme de mini Coupe du monde, réunissant dans un même lieu sur une semaine les 18 meilleures nations mondiales.

Darcis a réagi via Instagram. "Mais quelle bonne idée cette nouvelle réforme", a ironisé le Liégeois. Les hashtags ne laissent planer aucun doute sur le fond de sa pensée : "la Coupe Davis est morte, une honte, money, money, money, complètement pathétique".

D'après Andre Stein, David Goffin serait plutôt favorable à ce changement.

"Pour moi, c'est une peine de mort pour la Coupe Davis", a confié le N.1 français et 15e mondial depuis Dubaï, où il vient de se qualifier pour le deuxième tour en battant le Letton Ernest Gulbis (6-4, 6-4).

"Ils ont juste pris l'idée de l'ATP d'une Coupe du monde par équipes. C'est exactement la même chose. Une semaine, beaucoup d'équipes, pas mal d'argent. C'est ça qu'ils veulent faire."

La réforme de la compétition a fait grincer des dents en France, tenante du titre, où les légendes Amélie Mauresmo et Yannick Noah, notamment, n'ont pas mâché leurs mots.

"Vous ne pouvez plus l'appeler Coupe Davis", a ajouté Pouille. "Quand vous ne jouez pas à la maison, ou dans le pays contre lequel vous jouez, ce n'est plus la Coupe Davis. Tout ceux qui ont vécu un match de Coupe Davis savent que c'est différent. Ce ne sera pas la même atmosphère. Je pense que c'est une très mauvaise idée."

Pouille estime également que les retours de grands noms, tels le Suisse Roger Federer ou l'Espagnol Rafael Nadal, qui boudaient l'épreuve ces derniers temps, n'est pas crédible, la compétition étant toujours prévue en novembre, à la fin de la saison.

"Roger joue déjà 13 ou 14 tournois par an, il l'a déjà gagnée, c'est bon", a expliqué Pouille. "Tout ceux qui l'ont déjà remportée ne vont pas forcément revenir. Peut-être si c'était tous les deux ou trois ans, ce serait différent. Mais, apparemment, ce sera la dernière semaine de novembre. On s'arrête quand ? On ne prend jamais de vacances ? Tout le monde dit que le tour est déjà suffisamment compliqué comme ça, on est tous fatigués à la fin de l'année parce qu'on joue trop. Et là, ils veulent rajouter quelque chose à la fin de l'année ? Ça n'a aucun sens."

Rafael Nadal s'est montré plutôt positif au sujet de la proposition de réforme. "Cette proposition est une bonne chose pour la Coupe Davis et j'espère qu'elle sera couronnée de succès", a déclaré l'Espagnol à l'agence de presse DPA à Acapulco, où il dispute un tournoi cette semaine.  

'Rafa' a ensuite émis un avis quant à la localisation. "Je pense que c'est important que cette 'Coupe du Monde' du tennis ne soit pas figée à un endroit. Les fans du monde entier doivent pouvoir en profiter. Encourager son équipe et son pays, c'est ce qui rend cette compétition unique et si spéciale", a ponctué le Majorquin de 31 ans.

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