Tournoi d'Anvers : David Goffin jouera, sans pression, sans attentes, mais avec envie

David Goffin
David Goffin - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

David Goffin participera bien au tournoi d’Anvers. Il l’a confirmé, lors d’une conférence de presse virtuelle, organisée ce mardi, en fin d’après-midi. Il a reçu le feu vert de son médecin et de l’ATP. Le numéro un du tennis belge était incertain, parce qu’il a attrapé le coronavirus. Il n’est plus contagieux, c’est certain. Mais est-il maintenant redevenu "négatif" ? On ne le saura pas. Sa responsable de communication est intervenue au moment où la question a été posée, pour rappeler que chaque cas était particulier et compliqué. Pas de réponse, donc.

David Goffin s’est exprimé sur d’autres points. Sur son état d’esprit, sa satisfaction de disputer les derniers tournois de la saison, et ses attentes. Entretien…

Savez-vous où vous avez attrapé le coronavirus ?

Aucune idée. Je ne sais pas à combien de jours il faut remonter. Comme pour tout le monde, cela peut arriver n’importe où. Je n’ai pas vraiment d’idée. Mais j’ai été surpris de savoir que j’étais positif, d’autant que je n’étais pas malade.

Vous n’avez ressenti aucun symptôme ?

J’ai eu une perte d’odorat. Enfin, on ne sait jamais si c’est dans la tête ou réel. Quand on se dit qu’on l’a, on peut ressentir des symptômes. Moi, j’avais l’impression d’un petit peu perdre l’odorat. Et là, je pense que c’est revenu complètement à la normale. Sinon, physiquement, je me suis toujours bien senti. Mais il était important que je me repose, parce qu’on ne sait jamais comment cela peut basculer, avec le virus. Donc, je suis resté au repos pendant quatorze jours. Juste les deux ou trois derniers jours, j’ai recommencé à bouger un peu, à marcher un peu plus. Mais dans l’ensemble, je me suis vraiment reposé.

Que s’est-il passé, pour vous, ces derniers jours, pour que vous soyez apte à jouer, jeudi ?

J’ai fait des tests, et je suis resté en quatorzaine chez moi. Quand j'ai quitté Paris, je suis directement venu en Belgique. Je me suis d’abord un peu entraîné, avant d’être testé positif. Puis, j’ai fait des tests, tout le temps. Et petit à petit, j’étais de moins en moins positif, et je n’étais plus contagieux. Et j’ai eu le feu vert de tout le monde. Je voulais être sûr que tout était "OK" au niveau de l’ATP. Et finalement, je peux préparer le tournoi. Je ne suis arrivé à Anvers qu’hier, lundi. Comme tout le monde, j’ai passé un test en arrivant. Tout est en ordre, maintenant, pour pouvoir commencer mon tournoi jeudi soir. Je n’ai pas beaucoup joué, ces deux dernières semaines, c’est sûr. Et même pas du tout. J’arrive donc sans préparation, mais je suis content de pouvoir jouer. Et de pouvoir profiter d’une nouvelle occasion de jouer en Belgique.

Dans quel état d’esprit allez-vous jouer ? A Roland-Garros, vous disiez manquer de motivation et d’envie. Ce problème est-il résolu ?

Après deux semaines sans jouer, j’étais content de pouvoir reprendre la raquette aujourd’hui, et de pouvoir retaper. Cela m’a vraiment fait beaucoup de bien de changer de surface, et d’être ici en Belgique. Cela me donne beaucoup d’envie. Je suis relax. Je ne suis pas du tout préparé, je n’ai pas beaucoup tapé en indoor. Mais j’ai envie d’être là. Et le fait de jouer à Anvers va me donner beaucoup de motivation, pour essayer de bien faire. Je n’ai aucune attente particulière quant à mon niveau de jeu, ou à propos du résultat.

Après Roland-Garros, votre coach, Thomas Johansson, avait trouvé les mots, pour vous redonner confiance ?

On a beaucoup discuté. Mais après, le virus a un peu coupé notre élan. La priorité est devenue ma santé et mon physique. Mais on est restés tout le temps en contact. Jusqu’à hier, je ne savais pas encore si j’allais venir ici. Il m’accompagnera, si tout va bien, à Vienne et à Bercy. On reprendra le travail. Mais il s’agissait surtout de retrouver l’envie et l’amusement sur les courts de tennis. Cela a l’air d’être là. Je suis content de rejouer en tournoi. Mais oui, on a évidemment beaucoup discuté. Et j’espère qu’on va remettre les choses en place pour bien terminer la saison, sans pression. Et pour préparer la suite.

Que pensez-vous du tableau, à Anvers, et de votre premier adversaire, Marcos Giron ?

Le plateau est vraiment très fort. Il y a eu quelques désistements, comme ceux de Berrettini, Rublev, ou Fognini. Mais il y a toujours de très bons joueurs, comme Carreno Busta, Khachanov, ou Dimitrov. Cela fait plusieurs années qu’il y a vraiment de très bons joueurs à Anvers. Et mon premier adversaire, je ne l’ai jamais rencontré. Je sais qu’il a gagné pas mal de matches cette année. Je l’ai vu plusieurs fois se qualifier, à Cincinnati, à l’US Open. Je pense qu’il est dans une bonne passe. Il joue bien. Mais je ne le connais pas plus que ça, je ne l’ai vu jouer que de loin. Cette semaine, je vais plus me focaliser sur moi, essayer de faire le mieux possible, de m’accrocher, et de faire un bon match, dans les conditions qu’on connaît.

Il n’est pas toujours facile de jouer un tournoi dans son pays, parce qu’il y a beaucoup d’attente, de la part du public, notamment. Cette fois-ci, il y a moins de public, et les gens pensent à beaucoup d’autres choses. Cela va vous enlever un peu de pression ?

Je ne sais pas. C’est vrai que c’est une année complètement différente, par rapport aux autres. Mais peut-être que les gens ont toujours la même attente, et espèrent toujours me voir aller loin à Anvers, puisque je suis première tête de série. Il y a des années où je suis arrivé un peu plus en forme, un peu moins en forme, ou je revenais de Shanghai, ou pas, c’est chaque fois différent. Ici, il n’y a pas eu de voyage, il n’y a pas de décalage horaire, je me suis bien reposé, je me sens bien physiquement, mais je n’ai pas beaucoup d’entraînements derrière moi, ni de balles frappées sur place. Quelles que soient les attentes des autres, je n’ai pas vraiment d’attentes, moi. On va essayer de faire jour après jour. Il y a un entraînement mercredi, l’échauffement jeudi, puis le match. Je vais essayer d’aller le plus loin possible dans la semaine. Mais sans attentes.

Anvers ne vous a pas souvent réussi…

Il y a parfois des tournois qui me réussissent plus que d’autres. Quand je viens à Anvers, je suis un peu plus sous les projecteurs qu’ailleurs. Donc, tout ce que je fais est remarqué et souligné. Chaque année est différente, mais ce n’est pas pour cela que je ne peux pas bien jouer ici, c’est certain.

Qu’aimeriez-vous encore réaliser, d’ici à la fin de la saison ?

Je n’ai pas d’attentes. Je sais que j’ai un événement en Belgique, et deux beaux tournois après. Donc, je vais essayer de vraiment bien terminer, de jouer de mieux en mieux, de multiplier les matches et les entraînements. On verra bien ce que cela donnera. Ce sont des tournois que j’aime bien, en fin d’année. Je vais essayer de profiter de ces derniers tournois pour m’amuser et jouer relâché.

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