Open d'Australie : "Paralysée par la nervosité", Sofia Kenin chute dès le 2e tour

La tenante du titre est tombée. Trop nerveuse et imprécise, l’Américaine Sofia Kenin n’a pas réussi à passer le deuxième tour de l’Open d’Australie qu’elle avait remporté l’an dernier, à seulement 21 ans, un peu à la surprise générale.

Elle a été sèchement battue, 6-3, 6-2 en à peine plus d’une heure par la 65e mondiale, l’Estonienne Kaia Kanepi.

"Elle a évidemment bien joué" a reconnu Kenin. "Moi, clairement, je ne suis jamais parvenue à trouver le bon rythme. J'étais clairement trop nerveuse. Mais elle a bien joué, elle avait une bonne stratégie. Et moi, je n'ai pas réussi mes coups. Ça doit être la pression extérieure. Ça fait je ne sais pas combien de temps que je ne sens pas mon jeu. Je n'ai pas mal joué, mais je n'ai jamais joué mon jeu à 100%. Depuis l'année dernière, depuis mon titre, j'ai l'impression que tout le monde m'attend".

Après l’élimination de la Canadienne Bianca Andreescu mercredi, c’est une autre des principales favorites qui quitte prématurément le Grand Chelem australien.

La N.1 mondiale, l’Australienne Ashleigh Barty, s’est elle fait quelques frayeurs sur la fin de son match face à sa compatriote Daria Gavrilova, 387e mondiale, avant de finalement s’imposer.

La journée a été plus tranquille chez les messieurs, avec des Russes à l’honneur. Andrey Rublev a parfaitement contrôlé son match face au Brésilien Thiago Monteiro, et Karen Khachanov a lui aussi passé sans souci le deuxième tour.

Leur compatriote Daniil Medvedev, 4e mondial et récent vainqueur du Masters de Londres affrontera en soirée l’Espagnol Roberto Carballes Baena, un adversaire a priori à sa portée et pourrait ainsi assurer le carton plein pour les Russes. Et s’offrir au passage un beau cadeau d’anniversaire, lui qui est né le 11 février 1996.

 

Kenin craque

On l’avait senti stressée, mais on ne s’attendait certainement pas à la voir sortir si tôt.

Sofia Kenin, N.4 mondiale, n’aura pas réussi à défendre bien longtemps son titre à l’Open d’Australie. Elle est tombée dès le deuxième tour face à Kaia Kanepi, 65e mondiale.

L’Estonienne de 35 ans était confiance après sa récente finale au Gippsland Trophy, un tournoi où elle avait déjà fait chuter une tête de série bien mieux classée, Aryna Sabalenka (7e).

Alors que Kenin était, elle, en plein doute. Elle l’avait dit avant le début du tournoi, et son premier tour face à la 133e mondiale, Maddison Inglis, ne l’avait guère rassurée.

"Je ne suis pas encore totalement satisfaite de la manière dont j’ai joué", avait-il dit sitôt son match terminé.

Et aujourd’hui, elle a à nouveau commis bien trop d’erreurs (22 fautes directes pour seulement 10 coups gagnants) pour espérer l’emporter.

Kanepi "a très bien joué. Et moi je n’ai pas réussi à trouver mon rythme. J’étais trop nerveuse. […] Je ne sais pas (ce qui s’est passé). Il y avait peut-être eu trop de pressions extérieures" autour de moi, a-t-elle expliqué en conférence de presse, les yeux rougis.

"Aujourd’hui, j’ai eu le sentiment que je n’étais pas vraiment là. Ma tête n’était pas là. […] J’ai eu des occasions, mais je n’ai pas su les saisir. J’ai été rattrapée par mes émotions", a-t-elle ajouté, au bord des larmes.

 

Barty se fait peur

La N.1 mondiale Ashleigh Barty, qui avait fortement impressionné au premier tour en infligeant un 6-0 6-0 à Danka Kovinic, a perdu un peu de sa superbe.

Après un premier set bien maîtrisé, conclu en 27 minutes, l’Australienne, qui arborait un gros bandage à la cuisse gauche, a semblé perdre le fil en fin de deuxième manche.

La modeste Daria Gavrilova, 387e mondiale, a même eu deux balles de sets, avant que Barty ne s’impose dans le tie-break.

"Je suis heureuse d’avoir réussi à m’en sortir en deux sets et d’être encore en vie" dans le tournoi, a déclaré l’Australienne en conférence de presse.

"Je n’ai pas joué beaucoup au tennis ces 12 derniers mois, donc c’est un peu normal d’avoir des hauts et des bas non seulement dans ma concentration mais aussi dans mon niveau de jeu", a expliqué Barty, restée éloignée du circuit pendant un an en raison de la pandémie de coronavirus.

 

Rublev maîtrise

A l’ATP Cup, Rublev n’avait laissé qu’un seul set à ses adversaires lors de ses quatre matchs victorieux. A l’Open d’Australie, il n’en a pour le moment concédé aucun.

Jeudi, le N.8 mondial a dominé aisément Thiago Monteiro, 6-4, 6-4, 7-6 (10/8), pour passer tranquillement au 3e tour.

"C’était un match physique et je suis vraiment heureux d’avoir pu gagner en deux sets", a déclaré Rublev. "Je me sens plutôt bien. Heureusement, je n’ai pas encore eu à jouer de longs matchs, et donc je me sens prêt pour le prochain tour", a-t-il ajouté.

Il y retrouvera le vétéran espagnol Féliciano Lopez (39 ans, 65e), avec en ligne de mire un possible affrontement avec Medevedev en quart de finale.

Après une année 2020, où il aura réussi à ajouter pas moins de 5 titres (Vienne, St Petersbourg, Hambourg, Adelaide, Doha) à son palmarès – un record sur le circuit – malgré un calendrier tronqué par la pandémie, Rublev, 23 ans, démarre 2021 sous les meilleurs auspices. Et après le cap franchi l’an dernier, Rublev, qui court toujours après un premier titre en Grand Chelem, ne compte certainement pas s’arrêter là.

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