"On se lève tous pour Andy, Andy" (et Stan, bien sûr)…

Stan Wawrinka et Andy Murray
Stan Wawrinka et Andy Murray - © Tous droits réservés

Mais quelle chance… Derrière les éternels et immenses Roger Federer, Rafael Nadal, et Novak Djokovic, les deux finalistes du tournoi d’Anvers, Andy Murray et Stan Wawrinka, sont les plus grands joueurs de tennis de ces quinze dernières années. Vu comme ça, leur présence dans un ATP 250, en Belgique, en octobre 2019, était hautement improbable, évidemment.

Mais on sait ce qu’ils ont traversé, ces deux dernières années. Une grave blessure au genou pour le Suisse ; des problèmes récurrents à la hanche pour le Britannique, qui avait annoncé sa future fin de carrière, en janvier dernier. Une opération-miracle, et la pose d’une prothèse, ont heureusement changé la donne.

Stan Wawrinka a déjà entamé sa phase de "reconstruction" depuis pas mal de temps, et il a réintégré le top 20. Mais il n’a plus gagné le moindre tournoi depuis mai 2017. Andy Murray n’en est qu’au début de sa tentative de retour. Il sait qu’il ne sera sans doute plus jamais le même joueur qu’avant, quand il était numéro un mondial, quand il rivalisait avec les trois meilleurs, et qu’il les surpassait, à l’occasion. Mais au moins, il pourra choisir lui-même le moment de sa retraite. Ce n’est plus une blessure, en tout cas il l’espère, qui l’obligera à se retirer. Et en attendant, il va jouer sa première finale depuis février 2017.

Deux triples vainqueurs de tournois du Grand Chelem sur le court de la Lotto Arena, c’est la meilleure publicité que pouvait s’offrir l’European Open, pour sa quatrième édition. En plus, ces deux-là, seront de très bons ambassadeurs pour le tournoi, auprès de leurs collègues, sur le circuit. Parce qu’ils ont l’air vraiment, et sincèrement, heureux d’être là.

D’autres joueurs, avec de tels palmarès, auraient pu se contenter de venir chercher leur chèque. Ce serait dommage, mais cela arrive. D’autres joueurs de leur calibre pourraient "se la péter", comme on dit vulgairement. Ce serait idiot, mais cela arrive aussi. Au contraire, Andy Murray et Stan Wawrinka affichent, toute cette semaine, leur humilité, leur simplicité, et leur disponibilité. Après leurs victoires, ils passent de très longues minutes à signer des autographes, et à accepter les selfies. Après sa demi-finale, Stan Wawrinka a prolongé son séjour sur le court, pour s’amuser avec le public.

Les responsables de l’épreuve le confirment, ils sont tout aussi avenants en coulisses. Et leurs entourages aussi. Aucun des deux n’a eu la moindre exigence, n’a fait le moindre caprice. Andy Murray n’a pas réclamé d’organisation particulière, pour un éventuel départ précipité (sa femme est sur le point d’accoucher de leur troisième enfant). De vrais champions, sur le court et en dehors.

La seule petite "fantaisie" que se permet le Britannique, ce sont les crèmes vanille (vous savez, on se lève tous pour elles). Il les aime, il n’y en a pas en Grande-Bretagne, et il en a découvert dans le frigo de la salle de presse. Il n’a même plus besoin de venir se servir, elles l’attendent maintenant (en quantité), à côté du micro, lors des conférences de presse. Et s’il revenait l’année prochaine, rien que pour les desserts ?

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