Naomi Osaka, l'ascension fulgurante de l'étoile japonaise

À 21 ans, elle est devenue la nouvelle patronne du tennis mondial après avoir enchaîné deux victoires consécutives en Grand Chelem. Une performance qui a permis à la 72e joueuse à la WTA il y a un an jour pour jour de devenir la nouvelle numéro un mondiale.

Un sourire entre sérénité et timidité au moment de poser pour les photographes. Un soupir et un air mal à l'aise quand il faut s'adresser au public lors du traditionnel discours de fin de tournoi. Non Naomi Osaka n'a pas encore pris les habitudes des grandes championnes de tennis et elle le dit elle-même : "je suis désolé, je ne suis pas très douée pour parler en public. Je vais essayer de faire de mon mieux". Pourtant, depuis ce samedi midi, elle est la nouvelle numéro un du tennis mondiale, à seulement 21 ans. Faisant d'elle la plus jeune meneuse du classement WTA depuis 8 ans. 

Pourtant il y a encore un an jour pour jour, la jeune Japonaise n'était que 72e mondiale. Une année au développement fulgurant pour Osaka qui, après son premier titre décroché en mars à Indian Wells, s'est terminée par une victoire face à son idole d'enfance Serena Williams dans son jardin new-yorkais. Un US Open conclut par un jeu puissant et dynamique mais aussi et surtout un véritable mental d'acier.

4 mois plus tard, elle entame la saison 2019 et l'Australian Open au 4e rang mondial. Un tournoi Down Under que la Japonaise gère parfaitement malgré quelques moments de (gros) doutes, à l'image de sa finale. Lorsqu'elle craque totalement et concède 4 jeux de suite et la deuxième manche après avoir manqué 3 balles de match sur le service de Petra Kvitova. Un moment très délicat à gérer mais pas pour Osaka. Une pause plus tard, elle revient sur le court, les doutes laissés aux vestiaires et sa capacité à maîtriser ses émotions retrouvée pour s'imposer 6-4 dans un brillant troisième set.

7-6, 5-7, 6-4 Naomi Osaka décroche à Melbourne son 2e titre du Grand Chelem de suite, seulement le troisième trophée de sa carrière. Un bilan qui fait d’elle la numéro un mondiale la moins titrée de l’histoire… mais seulement pour l’instant.

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