"Les joueurs m'ont remercié, et le patron de l'ATP est très content du tournoi d'Anvers"

Andy Hancock, le directeur de l'European Open, le tournoi d'Anvers
Andy Hancock, le directeur de l'European Open, le tournoi d'Anvers - © European Open

La deuxième édition du tournoi ATP d'Anvers est terminée. C'est le Français Jo-Wilfried Tsonga qui est reparti avec le trophée. Il a gagné son 4e tournoi de l'année. Il a battu l'Argentin Diego Schwartzman, déjà finaliste en 2016, 6/3-7/5.

Ces deux-là sont certainement satisfaits de leur semaine anversoise (l'un plus que l'autre, évidemment). Mais ce que veulent les organisateurs, c'est que tout le monde soit satisfait, les joueurs et les spectateurs. Bilan de l'épreuve, avec Andy Hancock, le directeur du tournoi d'Anvers...

Andy, le bilan global de ce tournoi est positif ?

Oui, il est très positif, sur tous les fronts, pour la billetterie, les VIP, les sponsors. Et puis, au niveau sportif, c'est positif aussi, ce qui est le plus important. On a eu beaucoup de très beaux matches, avec des grands joueurs. Je suis très content de cet événement.

Quand vous parlez de la billetterie et des sponsors, les chiffres ont augmenté, par rapport à la première édition ?

En billetterie, on est plus ou moins à 25% d'augmentation. Pour le sponsoring, on a doublé les chiffres. Et pour les VIP, c'est 40% en plus. L'année dernière était une première année. Une deuxième année, c'est comme un deuxième enfant, c'est plus facile. On remarque donc qu'on va dans le bon sens, sur tous les fronts.

Quand on voit un joueur comme Ruben Bemelmans, qui va jusqu'en demi-finale, on doit se dire, en tant qu'organisateur, qu'on est content d'avoir créé ce tournoi pour permettre à un joueur belge de vivre ça...

Oui, et surtout avec Ruben. C'est quelqu'un que je connais depuis quelques années. J'étais ravi, comme tout le monde, de le voir aller en demi-finale. Ca a donné un autre visage au tournoi. Contre Tsonga, ce n'était pas facile, mais au moins il a atteint sa première demi-finale dans un tournoi ATP, et c'était en Belgique. Et c'est pour ça qu'on a créé ce tournoi, effectivement.

Quand David Goffin est parti, il vous a promis de revenir pour gagner ce tournoi ?

Je pense que David aurait vraiment aimé gagner ce tournoi, comme tous les autres participants. Et on aimerait bien que David gagne le tournoi. Son jour viendra...

Quels sont les retours, de la part des joueurs ?  On peut supposer qu'ils vous disent ce qu'ils pensent du tournoi, et qu'ils sont honnêtes avec vous...

Ils sont très honnêtes. Si un joueur n'est pas content, il va le dire, ou son coach va le dire. Cette semaine, j'ai eu quelques petites remarques, comme d'habitude. Mais j'ai surtout eu des avis positifs de tous les joueurs, des coaches, et surtout de l'ATP Tour. Beaucoup de joueurs sont venus me dire au revoir, et merci. Et ce n'est pas toujours le cas, après une élimination. On a réussi à créer un tournoi pour les joueurs. Et il faut continuer cette tradition à l'avenir. Il faut continuer à améliorer notre produit, parce que c'est un produit. Et il faut continuer à progresser, pour que le public vienne de plus en plus nombreux. C'est difficile, parfois, de continuer à s'améliorer. Il faut réfléchir, il faut parler avec toutes les personnes impliquées, il faut débriefer à fond. C'est difficile, après un tournoi, quand tout le monde est fatigué. Mais on va le faire, dès demain.

Chris Kermode, le patron de l'ATP, est venu vous voir. On a sans doute tout vu, et fait attention à tout...

Je suis particulièrement fier, parce que je connais Chris depuis quelques années. Il a été le directeur du tournoi du Queen's, et du Masters de Londres. C'est un peu "le Roger Federer des directeurs de tournois". Donc quand il vient, on sait qu'on a affaire à un grand spécialiste. Il m'a félicité, et il m'a dit que notre Central était l'un des plus beaux qu'il a vu sur l'ATP Tour cette année. Mon équipe et moi, on a été vraiment touchés par ça.

Le deuxième court était au Sportpaleis l'année dernière (à côté de la Lotto Arena, où se trouve le Central). Cette fois, il était dans une infrastructure temporaire, non loin de là...

Ce n'est ni mieux, ni pire, que l'année dernière, c'est une autre façon de faire. On ne pouvait plus aller dans le Sportpaleis, à cause de concerts. Je pense qu'on va le garder où il était, pour le futur. On a eu du public là-bas. On a vu que quand il n'y avait pas de match sur le Central, les gens se déplaçaient jusqu'au court numéro 1, même s'il est un peu plus loin. C'était sympa pour les joueurs, que les gens aillent aussi les voir là-bas.

Le tournoi d'Anvers est né l'année dernière; il a grandi cette année. Peut-on s'attendre à ce qu'il y ait une troisième édition ?

Le tournoi est au calendrier 2018. On a un accord avec le Sportpaleis, la Lotto Arena, et la ville d'Anvers. Nous, en interne, on doit faire le bilan total, en tenant compte des questions économiques. Il y a aussi la question de la présence des joueurs. Etre à cette place, dans le calendrier, n'est pas toujours évident, parce que les joueurs sont fatigués en fin d'année, et certains décident de ne pas venir. On a eu le cas, mais on a aussi eu des joueurs auxquels on ne s'attendait pas (comme Jo-Wilfried Tsonga). Mais le tournoi 2018 est dans le calendrier, et booké dans la Lotto Arena pour l'instant.

Savez-vous combien de personnes ont travaillé pour l'édition 2017 ?

Je peux vous dire qu'il y a eu 1600 accréditations. Ce qui comprend aussi les joueurs, leurs familles, les accompagnants, etc. Je pense que les joueurs travaillent, et les coaches aussi, donc je peux dire qu'il y a 1600 personnes qui ont travaillé...

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