Le tournoi de tennis d'Anvers se jouera dans des conditions sanitaires strictes et rassurantes

Dick Norman, le directeur du tournoi de tennis d'Anvers
Dick Norman, le directeur du tournoi de tennis d'Anvers - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Cela a été confirmé vendredi dernier, le tournoi de tennis d’Anvers aura bien lieu cette année, à partir du 18 octobre. Les organisateurs de l’épreuve l’ont appris le même jour, quand l’ATP a publié son nouveau calendrier pour les prochains mois. C’est évidemment un gros soulagement pour eux. "Nous sommes contents, et nous avions à cœur de mettre sur pied notre épreuve. Nous voulons donner un signal d’espoir, un coup de pouce au secteur de l’événementiel, et encourager le public à continuer à faire du sport", affirme Dick Norman, le directeur du tournoi.

Bien sûr, ce ne sera pas un tournoi tout à fait comme les autres. Les mesures sanitaires seront très strictes. L’ATP a envoyé un protocole de quarante pages aux tournois prévus ces prochaines semaines.

Les joueurs seront maintenus dans une sorte de bulle. Ils logeront tous dans le même hôtel, un hôtel qui n’accueillera pas d’autres visiteurs. Les contacts entre eux et le public seront impossibles (pas d’autographes ou de selfies cette année). Les contacts entre eux et les autres membres de l’organisation seront réduits. Les joueurs ne croiseront ni les ramasseurs de balles, ni les arbitres, dans les coulisses. Chacun aura son "lieu de vie". Les installations de la Lotto Arena ont donc dû être repensées.

Pendant les matches, il n’y aura que trois ramasseurs de balles sur le terrain. Et moins de juges de lignes que d’habitude. Il n’y aura pas de "Hawk-Eye" non plus, pour vérifier si les balles sont "out" ou pas. Cela coûte trop cher. "Les sponsors nous sont restés fidèles, mais il a fallu faire des économies, cette année."

Les joueurs seront testés tous les trois ou quatre jours. C’est certain, ils seront en sécurité, s’ils décident de participer à l’épreuve. Et cela, même si la Belgique, et la ville d’Anvers ont été souvent montrées du doigt, pendant la crise du coronavirus.

Et les spectateurs ?

Si la situation n’évolue pas dans le mauvais sens, le public sera présent. L’événement ne sera pas organisé à huis clos. Mais les spectateurs ne seront pas nombreux, et devront également suivre un protocole, notamment pour entrer et sortir de l’enceinte.

La salle peut accueillir plus de 5000 personnes par jour. Mais dans l’état actuel des choses, seuls cent spectateurs par jour seront admis dans les tribunes. Les organisateurs espèrent que dans deux mois, la jauge pourra monter jusqu’à 1400 personnes, par jour, dans les tribunes. Face à cette incertitude, les billets ne seront en vente qu’à la fin du mois de septembre.

Le tournoi d’Anvers a toujours voulu être un événement complet. Cette année, il faudra oublier les beaux objectifs habituels. Dick Norman le confirme. "Cette fois-ci, ce sera un tournoi de tennis, et pas un événement de tennis. Il ne sera pas possible d’organiser les rencontres entre le public et les joueurs, ni les soirées festives, ni le Ladies Day, ni le Kids Day". Mais il y aura un tournoi, et c’est bien la chose la plus importante.

Un tournoi qui pourrait même être de très haut niveau. Aujourd'hui, il est beaucoup trop tôt pour donner le moindre nom de participant. Mais ce que l’on peut dire, c’est que les joueurs ont envie de disputer des matches, que les compétitions seront rares, et que l'European Open n’aura qu’un seul concurrent, à la mi-octobre, le tournoi de Moscou.

Les années précédentes, il y avait Stockholm en plus, et cela n’avait pas empêché les belles affiches. Souvenez-vous, en 2019, Andy Murray avait battu Stan Wawrinka en finale. "Il y a du potentiel, pour notre édition 2020", affirme Dick Norman, qui va maintenant entamer une phase de contacts avec les joueurs et leurs managers.

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