Kimmer Coppejans : " J'avais surtout peur de me blesser après la quarantaine "

Kimmer Coppejans
Kimmer Coppejans - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Kimmer Coppejans faisait partie des septante-deux malchanceux, qui ont dû respecter une quarantaine stricte, à Melbourne. Quatorze jours sans sortir de sa chambre d’hôtel, quatorze jours sans pouvoir ouvrir une fenêtre, quatorze jours sans pouvoir s’entraîner. Il est sorti samedi soir, et il a pu retrouver les courts pendant deux jours, avant de participer à l’un des six tournois organisés à Melbourne Park cette semaine.

Il n’y a pas eu de miracle, il a été battu au premier tour, par Robin Haase, 6/4-6/3. Pendant la quarantaine, son adversaire néerlandais avait pu sortir de sa chambre d’hôtel, cinq heures par jour, pour aller s’entraîner.

Kimmer Coppejans était-il rouillé, incapable de jouer ? Voici ses premières impressions…

Kimmer, vous avez donc rejoué en match officiel, après deux semaines de quarantaine stricte, et à peine deux jours d’entraînement. Comment vous sentiez-vous, sur le court ?

J’étais un peu "off". Je ne servais pas très bien, la précision n’était pas là. Dans les échanges, j’avais l’impression que ça allait. Sauf que de temps en temps, je ratais des balles faciles. Là, je sentais que je n’avais pas tapé assez de balles, avant ce tournoi. En plus, Robin Haase a fait un très bon match. Pour moi, c’était dur. Je ne vais pas mentir, c’était frustrant, aussi. Parce que je sais que mon tirage était plutôt bon. Mais je n’étais pas capable de mieux jouer.

Vous aviez un peu peur d’être ridicule, après deux semaines sans entraînements ?

Non, parce que ce n’est pas comme si on ne savait plus jouer au tennis. Je n’avais pas peur de cela. Mais j’avais peur de me blesser, en revanche. Deux jours sur le court, après dix-sept jours sans tennis, et puis directement un match, c’est dangereux. Je suis content de ne pas m’être blessé. Mais j’ai commencé à avoir un peu mal à l’épaule et aux coudes, pendant le match.

Il reste quelques jours avant l’Australian Open. Vous allez donc beaucoup vous entraîner. Mais il faut aussi doser ses efforts, pour ne pas avoir encore plus mal…

Ce sera très important de bien faire les exercices de prévention. Et d’aller chez le kiné, même sans avoir mal. Il faut bien se faire soigner, se faire masser tous les jours. Ce sera primordial. Mais il faut aussi passer de nombreuses heures sur le terrain.

Quand vous êtes sorti de quarantaine, vous avez enfin pu respirer le bon air de Melbourne ? Vous avez senti l’odeur de l’eucalyptus ?

Ca ne sentait pas l’eucalyptus, mais l’odeur était meilleure que dans la chambre d’hôtel après quinze jours (rires)…

Et vous avez retrouvé une vie plus normale que nous, en Belgique…

Oui. Je mets quand même encore mon masque, à l’intérieur, mais ce n’est pas obligatoire. Je le fais quand même, et c’est devenu une habitude. Mais dehors, je ne porte plus de masque.

Ecoutez Kimmer Coppejans...

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