Joran Vliegen et Sander Gillé, partenaires de double, amis, complices

Sander Gillé et Joran Vliegen
Sander Gillé et Joran Vliegen - © European Open

Même après l’élimination de David Goffin, dès le deuxième tour, il reste des joueurs belges au tournoi d’Anvers. Joran Vliegen et Sander Gillé sont en demi-finale du double, et ils ont bien l’intention d’aller jusqu’au bout. Et donc d’inscrire un quatrième tournoi ATP à leur palmarès.

L’année 2019 a été un tournant important pour eux. Avant, ils menaient leur carrière dans des tournois challengers. Et maintenant, ils disputent des tournois ATP (et ils en gagnent, donc), et des Grands Chelems.

Ils participent aussi, désormais, à des matches de Coupe Davis. Pour peu que le capitaine Johan Van Herck les sélectionne (et il n’y a aucun doute à avoir), ils seront des éléments très importants, dans l’équipe belge, lors de la prochaine phase finale de la nouvelle Coupe Davis, à Madrid.

Entretien avec les meilleurs joueurs de double belges du moment…

Joran Vliegen et Sander Gillé, vous êtes clairement venus à Anvers avec d’autres intentions que les années précédentes. Avant, vous débutiez, et les tournois ATP étaient nouveaux pour vous. Ici, vous êtes tout simplement là pour gagner le tournoi…

Joran Vliegen. Oui, c’est exact. On a déjà joué deux fois ici. Et à l’époque, on n’avait pas encore joué beaucoup de tournois ATP. Donc on essayait surtout d’acquérir un peu d’expérience, et de peut-être gagner un match. Maintenant, c’est différent. On a déjà réussi une très bonne année, et on a gagné quelques tournois ATP. Donc notre intention, c’est de remporter le tournoi. On va essayer…

Gagner un tournoi ATP, c’est quelque chose d’énorme. Que ressent-on, dans ces moments-là ? Maintenant vous êtes presque habitués, mais ça doit toujours faire le même plaisir, non ?

Sander Gillé. C’est énorme… On a gagné trois titres, maintenant, et chaque fois, c’était super-spécial. Mais on n’a jamais pensé que c’était un ATP, le tournoi que l’on pouvait gagner. Dès que l’on monte sur le court, c’est pour jouer un match comme un autre. Il y a des moments où on est plus stressés. Mais pour moi, c’est toujours un match de tennis, que ce soit un Challenger ou un ATP. C’est pareil, on essaye de gagner le match. Et après, si on a le temps de réfléchir, on se dit "merde, on a gagné un ATP". Alors, c’est super-cool. Ca reste magnifique, même quand ce n’est plus la première fois. J’espère qu’on va encore connaître ces sensations plusieurs fois.

D’avoir un autre statut, est-ce que ça rend plus heureux ? Est-ce que vous êtes des hommes plus heureux qu’il y a un an ?

SG. Non, pas du tout, c’est pareil. Je suis super-content que ça aille bien, parce que comme joueur de tennis, comme professionnel, tu as besoin de choses qui vont bien. Donc, je suis super-content. Mais l’année passée j’étais assez content aussi. Je suis juste très heureux que tout notre travail finisse par payer.

Pareil, Joran ?

JV. Oui, pareil…

Vous êtes toujours d’accord sur tout ?

JV. Ici, devant vous, peut-être. Mais souvent, non, nous ne sommes pas d’accord. C’est normal, dans une équipe. On a des caractères différents. Il y a des bons jours, et des mauvais jours.

Quels sont ces caractères différents ? Joran, comment est le caractère de Sander ?

JV. Il est très positif, peut-être un peu trop positif. Il joue avec émotion et il travaille à 100% à chaque fois. Sur le court, pendant un match, il n’a jamais d’émotion négative. Et même s’il ne joue pas très bien, il reste toujours positif.

Sander, et le caractère de Joran ?

SG. Parfois c’est un peu l’inverse. Il n’éprouve aucune difficulté à montrer des autres émotions, moins positives. Parfois, nous regardons les choses avec des perspectives différentes. Et en cas de mauvais résultats, c’est un peu difficile, parce qu’on n’a pas le même sentiment. Nous n’avons pas le même style de jeu, ni le même caractère, et je trouve que c’est une force, pour notre équipe. Nos adversaires ne savent jamais ce qui va se passer. Nos différences sont parfois difficiles à gérer, mais c’est surtout une force pour l’équipe. Et, de toute façon, nous sommes des amis. C’est chouette de partager les résultats et une partie de ma vie avec Joran, parce qu’on s’entend bien.

Vous partez en vacances ensemble ? Vous pourriez le faire ? Vous partagez beaucoup de moments ensemble, en dehors du tennis ?

JV. Non, je ne pense pas que l’on pourrait partir en vacances ensemble. On partage toutes nos journées, en tournois et à l’entraînement. Donc, en dehors de cela, nous avons chacun notre vie. Nous sommes tout le temps ensemble, donc il est très important d’être un peu seul quand on en a l’occasion.

Vous vous souvenez de votre première rencontre ? Et du premier match que vous avez joué ensemble ?

JV. Non, moi non, désolé…

SG. Le premier match, ça fait plus de cinq ans, donc je ne m’en souviens pas du tout. Et la première fois qu’on s’est rencontrés, on devait avoir douze ou treize ans.

JV. Peut-être en Israël ? Non, ça fait trop longtemps, je ne me souviens pas…

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