"Je souhaite à Elise Mertens de gagner plein de matches... mais pas ce week-end"

Yannick Noah et Dominique Monami, les capitaines français et belge
Yannick Noah et Dominique Monami, les capitaines français et belge - © JEAN-FRANCOIS MONIER - AFP

Deux mois et demi après la finale de la Coupe Davis, la Belgique retrouve Yannick Noah "dans le clan d'en face". Cette fois, il est capitaine de l'équipe de France de Fed Cup, qu'Elise Mertens et ses coéquipières vont rencontrer au premier tour du groupe mondial.  Cela va se passer à Mouilleron-le-Captif, en Vendée...

Rencontre avec Yannick Noah, un homme toujours charismatique...

"Voilà donc un nouveau France/Belgique... Ca va être une belle rencontre, équilibrée. Sur le papier, la Belgique est légèrement favorite. Mais il est difficile de se projeter, c'est pour ça que c'est magnifique. On va au cinéma, on sait qu'on va voir un bon film, mais on ne connaît pas le scénario. Ce qui est sûr, c'est que cela se passera dans un bon esprit, et qu'il y aura de la camaraderie. C'est ce que j'aime dans le sport. On joue contre une équipe-amie. Je suis assez pote avec Dominique Monami, avec laquelle j'ai vécu pas mal d'aventures. Chaque fois que j'ai été capitaine, on a battu les Belges, mais elle n'a jamais perdu de match, quand j'ai joué contre elle. Je sais que c'est une formidable battante. C'est l'histoire de nos vies qui continue... C'est un plaisir de la retrouver là. Place à la compétition, maintenant...

J'ai suivi les résultats d'Elise Mertens en Australie, et j'ai vu des résumés de ses matches. Il y a une école belge de tennis féminin, qui produit des grandes championnes depuis des années. D'après ce que je sais, Elise est une fille sympa, qui mérite ce qui lui arrive. Je lui souhaite plein de choses; j'aimerais qu'elle gagne plein plein plein plein plein de matches... sauf ce week-end... Si elle pouvait être sympa, et nous laisser un ou deux points, ce serait bien.

C'est ma dernière saison comme capitaine, de Fed Cup et de Coupe Davis. C'est plaisant, mais ça me prend beaucoup d'énergie. Je suis un privilégié de la vie. J'ai surtout une famille nombreuse. Et ces prochaines années, je vais consacrer plus de temps à mes enfants. Je vis des moments formidables. J'ai la chance d'avoir vécu des moments formidables avec la Coupe Davis. On a encore beaucoup d'espoirs pour cette année. J'ai la chance d'avoir des amis, grâce à tout ce que j'ai vécu. Des jeunes amis. Je repartirai avec plein de bons souvenirs. En espérant que l'aventure continuera longtemps cette année..."

Yannick Noah officiait encore comme capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis il y a une semaine. Il estime que passer d'une fonction à une autre n'est pas si compliqué, parce qu'il y a des points communs entre ces deux rôles.

"Pour moi, l'affect est très important, donc je me sens très proche des joueurs. J'ai avec eux une relation qui pourrait être une relation de père et enfant. Quand on est parent, et qu'on ne sait pas quoi dire à nos enfants, on fait d'abord passer l'amour. On veut les conseiller au maximum, les protéger, transmettre. Et il y a vraiment beaucoup de points communs entre les garçons et les filles. Le jeu en lui-même est forcément différent, mais ça va, ça fait tellement d'années que je joue au tennis... J'ai été capitaine de Fed Cup il y a des années, avec d'autres joueuses... Et j'ai un staff avec moi, qui m'aiguille et me donne des informations. On essaye de faire ça du mieux...

Yannick Noah est souvent venu en Belgique. Comme joueur de tennis, ou capitaine, mais surtout comme artiste...

"J'ai fait 22 ans de musique après ma carrière de joueur et de capitaine. Et j'ai forcément passé beaucoup de temps en Belgique. Ce sont de très beaux souvenirs artistiques. J'ai des souvenirs mémorables de concerts qui restent dans mon coeur. Il y en a un, à Spa, où j'ai fini à poil... C'est un truc qu'on n'oublie pas... Et ceux qui étaient restés là, tard, n'ont sans doute pas oublié non plus... Il y a un concert où on avait terminé dans la rue, avec tout le public. Un dernier concert de tournée où on a joué sept heures. Je ne suis pas ici pour faire la promo de mes concerts, mais le public belge est un public qu'on aime..."

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