Elodie Ouédraogo, l'or et les diamants d'Anvers après l'argent de Pékin

Elodie Ouédraogo avec Kim Clijsters
Elodie Ouédraogo avec Kim Clijsters - © LUC CLAESSEN - BELGA

L'ancienne championne d'athlétisme, médaillée d'argent aux Jeux Olympique de Pékin avec le relais 4 fois 100 mètres, était cette semaine la "directrice créative" du tournoi de tennis d'Anvers.

Elle s'est occupée de toutes les animations proposées aux spectateurs en dehors des matches de tennis. Il y a eu des événements tous les jours, par exemple un défilé de mode avec des joueuses et des sportifs belges comme mannequins d'un jour, ou une Saint-Valentin originale proposée à des couples de spectateurs. "J'ai donné des idées, parfois des noms, en utilisant mes contacts. Je crois qu'on a concrétisé de chouettes idées. Quand j'étais athlète, la compétition était la plus importante, mais maintenant que j'ai arrêté, je peux bien me rendre compte de ce que souhaite le public. Quand je suis spectatrice moi-même, j'ai envie de voir d'autres choses à côté de la compétition. C'est bien quand il y a de l'ambiance autour des épreuves, et c'est ce qu'on a essayé de créer."

Une expérience qui aura très certainement des suites lors des futures éditions du tournoi. Et qui sera encore améliorée. "Le défilé de mode, par exemple, était très très chouette, mais on aurait dû choisir un autre jour pour l'organiser, pour avoir plus de spectateurs. Les photos étaient bien, et il y a eu beaucoup de retours dans la presse. On ne savait pas ce que ça allait donner, un défilé de mode dans un tournoi de tennis, mais tout s'est bien passé, tout le monde était enthousiaste. Et on s'est dit que l'année prochaine, on devrait voir encore plus grand, avec plus d'athlètes, plus de vêtements, et devant plus de monde."

Elodie Ouédraogo a pris sa retraite sportive après le Mémorial Van Damme 2012. Et elle a d'ores et déjà réussi sa reconversion. "Je travaille surtout pour la télévision. Pour Woestijnvis, une maison de production. J'ai collaboré à "De Slimste Mens", "L'homme le plus intelligent". Tous les 5 ou 6 mois, j'ai quelque chose de nouveau , et c'est amusant. J'ai des activités comme ici aux Diamond Games. J'ai aussi fait une petite collection pour JBC. J'arrive à combiner tout ce que j'aime, en fait. Pendant ma carrière sportive, c'était difficile, mais maintenant j'ai du temps."

Prendre sa retraite après une carrière sportive de haut niveau n'est pas toujours facile, mais l'ancienne sprinteuse a réussi à tourner la page sans trop de soucis. "J'ai fait de l'athlétisme pendant 22 ans, et j'aimais beaucoup ça. Il est forcément difficile de se passer de l'adrénaline, du haut niveau, et de l'amitié sur les pistes. C'était une vie complètement différente, et j'ai dû apprendre autre chose. On ne peut pas parler de dépression, mais quand on a été marié pendant 20 ans, et même si on sait que c'est mieux de se séparer, ça fait mal. Mais j'aime encore l'athlétisme, j'aime regarder de l'athlétisme, je supporte les jeunes qui arrivent. Et si j'arrive à considérer l'athlétisme avec un tel sentiment positif, c'est que j'ai fait le bon choix."

Quand on a été médaillée de bronze aux Championnats du monde, et médaillée d'argent aux Jeux Olympiques, dans une épreuve collective comme le relais 4 fois 100 mètres, il y a évidemment un lien éternel qui se crée avec ses coéquipières de l'époque, Kim Gevaert, Hanna Mariën et Olivia Borlée. "Je suis très contente d'avoir fait quelque chose de tellement grand avec elles, et ce sont des copines. Des vraies copines, pas juste des collègues. Nous avons eu une belle carrière, et nous en sommes fières. Maintenant, il est temps de supporter les jeunes, pour que l'athlétisme nous apporte encore beaucoup de médailles dans le futur."

Ecoutez Elodie Ouédraogo...

Christine Hanquet

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK