Dick Norman et Ilse Van Parys, un couple heureux à la tête du tournoi d'Anvers

Dick Norman et sa femme, Ilse Van Parys
Dick Norman et sa femme, Ilse Van Parys - © Vincent Van Doornick - Imagellan

Un tournoi de tennis, même un ATP 250, c'est une grosse machine, un événement qui mobilise des dizaines et des dizaines de personnes pendant toute la semaine. Le tournoi d'Anvers, l'European Open, reste malgré tout une organisation à taille humaine. Et il a la particularité, cette année, d'être aussi une petite entreprise familiale.

La société Tennium, de Kristoff Puelinckx et Sébastien Grosjean, est propriétaire du tournoi, mais c'est un couple qui le dirige. Dick Norman, l'ancien joueur belge, est le directeur de l'épreuve depuis cette année. Ilse Van Parys, sa femme, est directrice des événements. Ils travaillent ensemble, jours et (presque) nuits, depuis quatre mois, pour que le rendez-vous anversois soit une réussite. Et tout se passe très bien...

Entretien avec un couple qui travaille main dans la main, et dans la bonne humeur, Dick Norman et Ilse Van Parys...

Dick et Ilse, quelle est votre fonction respective ?

Dick Norman : Mon rôle de directeur du tournoi, c'est de faire le lien entre tout le monde, les joueurs, l'ATP, le superviseur, le juge-arbitre, la presse. Ma femme a beaucoup plus de rôles que moi...

Ilse Van Parys : Je suis responsable de tous les événements organisés pendant le tournoi, la fan-zone par exemple. Tout ce qui se passe ici.

Si un joueur, un spectateur, un journaliste, pourquoi pas, a un problème, il doit s'adresser à l'un d'entre vous ?

IVP : A Dick...

DN : Oui, c'est plutôt à moi. Mais Ilse a aussi beaucoup de travail avec l'accueil, les VIP, et plein d'autres choses. Il y a beaucoup de travail...

Et l'un des deux est le chef de l'autre ?

IVP : C'est Dick (rires)... Moi, je suis responsable de beaucoup de choses, mais je demande toujours à Dick s'il est d'accord.

Vous êtes sur ce projet depuis longtemps ? Cela fait des mois que vous travaillez ensemble ?

DN : Oui, et je constate qu'Ilse a beaucoup plus de boulot que moi. Elle doit organiser tout l'événement, et je l'aide comme je peux, depuis des mois. Ilse est à son bureau jusqu'à 22h30, tous les soirs, depuis quatre mois.

IVP : C'est dur (rires)...

Comment vous sentez-vous ?

IVP : Un peu fatiguée... Mais bon, je suis contente, parce que tout se passe bien...

Ce n'est pas votre première expérience. Vous avez déjà été à la tête dans une organisation commune, il y a quelques années...

DN : Oui, il y a dix ans, nous avions organisé l'AXA Belgium Masters (NDLR, un tournoi-exhibition qui réunissait tous les joueurs belges, en fin de saison). Cela a duré quatre ans, et on a accumulé beaucoup d'expérience. Mais sur cet événement-là, tout reposait vraiment sur nous deux. Ici, à l'European Open, on a une grosse équipe, de huit personnes, qui travaille très dur en ce moment. Il y a dix ans, on organisait tout, on arrangeait tout, à deux.

Et il y a dix ans, vous aviez donc su qu'il était possible de travailler ensemble sans vous disputer tout le temps...

DN : En fait, on préfère travailler ensemble. Comme ça, on se voit plus. Si, dans un couple, chacun travaille de son côté, on a l'impression d'avoir deux vies à part, quand on se retrouve le soir, à la maison. Avec nous, ça marche mieux quand on travaille ensemble que quand on travaille séparément.

IVP. Oui, on a moins de disputes, quand on travaille ensemble (rires)... Et on est presque toujours sur la même longueur d'ondes.

Mais le soir, quand vous rentrez à la maison, vous reparlez du tournoi ?

IVP. Oui, tout le temps... Même dans le lit (rires)...

Vous dites qu'il y a toute une équipe autour de vous. On a cru voir votre maman, dans cette équipe, Ilse...

IVP : Ma maman, mon frère, tous nos amis nous aident. Ma maman est responsable des hôtesses, pour les VIP. Mon frère est responsable des transports. Et il y aussi le papa de Dick...

DN : Mon papa a 77 ans, et c'est l'un des chauffeurs du tournoi. Je crois que c'est la première fois de sa vie qu'il a conduit une Porsche (rires)... Sans accident, heureusement...

Vous avez trois enfants. Il ne sont pas ramasseurs de balles ?

IVP : Nanou sera peut-être ramasseuse de balles l'année prochaine. Il faut avoir douze ans, et elle a onze ans.

Le travail en famille, c'est un peu moins du travail ? C'est du plaisir avant tout ?

DN : C'est un boulot qu'on aime bien. Sinon, on ne pourrait pas travailler jusqu'à 22h30 chaque soir, pendant quatre mois. On ne tiendrait pas la route, si on n'aimait pas ça.

Vous savez déjà si vous recommencerez l'année prochaine ?

DN : Oui, on a un contrat pour trois ans. On est content que le tournoi puisse grandir encore, et soit de plus en plus reconnu. On espère que David Goffin reviendra, et qu'il jouera la finale.

IVP : Il y a eu beaucoup d'améliorations, cette année. Et beaucoup plus de spectateurs.

DN : Oui, 20% de spectateurs en plus, cette année. Ce qui est beaucoup...

IVP : Alors que David n'était pas là...

Dick, on vous a évidemment bien connu comme joueur, pendant de longues années. Que deveniez-vous, depuis la fin de votre carrière ?

DN : Je faisais plusieurs choses, mais toujours dans le tennis. J'ai fait des clinics de double. J'ai donné des cours aux jeunes dans ma région, à Waregem. Et deux fois par an, on organise des vacances-tennis au Portugal.

Avec Sabine Appelmans...

DN : Oui, avec Sabine. Et avec Ilse, qui fait tout le boulot en coulisses, une fois de plus...

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