David Goffin favorable à la réforme de la Coupe Davis : André Stein revoit sa position

David Goffin favorable à la réforme de la Coupe Davis : André Stein revoit sa position
David Goffin favorable à la réforme de la Coupe Davis : André Stein revoit sa position - © ERIC LALMAND - BELGA

André Stein, le disait sans détour hier : "Nous sommes absolument opposés à cette réforme de la Coupe Davis et nous voterons contre".

Ce mardi, le président de la fédération belge de tennis radoucit son discours après avoir consulté le numéro 1 belge David Goffin : " J’ai réagi négativement, à chaud, parce qu’avec cette formule (ndlr : jouer toutes les rencontres en un même lieu pendant une semaine) le public belge n’aurait quasiment plus jamais accès sur notre sol à des rencontres de Coupe Davis."

"Cependant, j’ai pris contact ce matin avec David Goffin pour recueillir l’avis de notre porte-drapeau. David est évidemment désolé que l’on ne puisse plus, à l’avenir, jouer des rencontres de Coupe Davis en Belgique. Il aimait bien jouer devant ses supporters."

"Par contre, il dit que pour les joueurs c’est peut-être un avantage de ne consacrer qu’une semaine par an à cette compétition au lieu de quatre semaines dans la formule actuelle. Nous allons donc réfléchir à une formule dans laquelle nos supporters pourront encore voir leur équipe nationale tout en permettant aux joueurs d’y consacrer moins de temps".

"Moi j’imagine une autre formule qui avait déjà été évoquée en son temps", précise André Stein "ce serait de jouer la Coupe Davis sur deux années. Les huitièmes et les quarts de finale une année, et puis les demi-finales et la finale l’année suivante. Les joueurs n’y consacreraient du coup que deux semaines par an. Et cela c’est plus acceptable".

Aurez-vous encore l’occasion de proposer cette formule mixte ?

"Oui l’assemblée générale et le vote auront lieu en août prochain à Orlando… d’ici là nous aurons de nombreuses occasions de réfléchir et de proposer. Mais la Belgique ne fera pas pencher la balance à elle seule. Je vais donc essayer de défendre cette formule avec d’autres collègues et d’autres pays européens. Je sais que les français sont opposés à la nouvelle formule tout comme l’ancien président de la fédération internationale F. Ricci Bitti. Et je pense que l’on pourrait aussi avoir d’autres alliés européens pour proposer cette solution alternative."

"Mais il faut aussi tenir compte du volet financier.  Jusqu’ici certaines rencontres de Coupe Davis étaient synonymes de pertes financières pour la fédération. Or on nous annonce beaucoup d’argent autour de la nouvelle formule (ndlr : 20 millions de dollars de prize money pour les équipes qualifiées pour la finale), il faudrait que cet argent puisse au moins couvrir tous nos frais. Et pour l’instant l’ITF dit qu’il y aura beaucoup d’argent mais ni combien ni pour qui."

N’est-ce pas gênant de sacrifier une compétition vieille de 118 ans sur l’autel des finances ?

"Je suis d’accord c’est dénaturer complètement tout ce qui a fait l’histoire de la Coupe Davis. Une histoire formidable en ce qui concerne la Belgique. Et là du jour au lendemain tout cela n’existera plus. Parce que, si cette proposition est acceptée on n'aura jamais plus une salle composée des supporters des deux équipes qui se renvoient des chants. Tout le monde sera mélangé et ça ne ressemblera plus du tout à ce qu’on a connu avec la Coupe Davis. Et je trouve cela tout à fait regrettable à titre personnel".

La Formule actuelle peut-elle encore subsister ?

"Non. La nouvelle formule a été proposée parce qu’au 1er tour de la Coupe Davis les grandes vedettes ne jouaient pas. Je comprends donc que l’on recherche d’autres formules pour les faire jouer.

Je concède que dans un championnat du monde comme la Coupe Davis, si les meilleures équipes et les meilleurs joueurs ne sont pas présents ce n’est plus un véritable championnat du monde." 

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