David Goffin : "Cela valait le coup de faire cette quarantaine, pour retrouver une vie presque normale"

David Goffin
David Goffin - © PATRICK HAMILTON - BELGA

L’Australian Open ne commencera que le lundi 7 février, mais Melbourne Park grouille déjà de monde. De joueurs et de joueuses, en tout cas, avant le retour du public. Six tournois de préparation sont organisés cette semaine sur le site du Grand Chelem. C’est du jamais vu.

Libérés de leur quarantaine, les as de la raquette peaufinent leur préparation, à l’entraînement et en match. Avant d’entamer son tournoi de Melbourne / Great Ocean Road, David Goffin est passé par la case "conférence de presse". Il va bien, et profite d’une ville sans coronavirus…

David, comment se passe votre préparation pour l’Australian Open ? Les sensations sont-elles aussi bonnes qu’avant n’importe quel tournoi ?

Franchement, oui. On a quand même eu deux heures par jour d’entraînement, pendant la quarantaine. Et cela s’est passé sur le site de l’Australian Open, avec les balles du tournoi, et dans les conditions du tournoi. Il faisait parfois chaud, parfois moins chaud, exactement comme cela se passe toujours à Melbourne. D’avoir eu autant de temps sur place, deux semaines, deux heures par jour, c’est bien. D’autant que j’ai encore quelques jours pour me préparer. C’était idéal, et je me sens plutôt bien. J’espère que ce sera le cas en match aussi. En tout cas, à l’entraînement, cela se passe plutôt bien.

Qu’attendez-vous du tournoi de préparation, que vous jouerez cette semaine, et bien sûr de l’Australian Open ?

Je suis très content de mon niveau de jeu à l’entraînement. Donc, j’attends vraiment de poser cela en match, lors du premier tournoi. J’espère avoir plusieurs rencontres à jouer avant l’Australian Open. Et puis, lors du Grand Chelem, il n’y aura plus qu’à essayer de s’accrocher, tout donner, et tenter d’aller le plus loin possible. En termes de résultats, je n’ai pas d’attente particulière. C’est un début d’année, il y a eu des changements pour moi. Et je ne m’attends pas à être complètement en roue libre, et à dérouler dès les premiers tours. Je sens que ça va être dur, et chaque match va être un combat. Donc, il va falloir s’accrocher. En termes de niveau de jeu, comme cela se passe bien à l’entraînement, j’ai bon espoir.

Comment est l’atmosphère, à Melbourne ? Dans la ville, au milieu d’une population qui n’avait pas forcément envie de voir débarquer des joueurs venus de l’étranger. Et puis sur le site, avec ces six tournois qui ont lieu en même temps…

Pour la population, c’est vrai qu’on entendait beaucoup de choses, quand on était dans nos chambres d’hôtel, en quarantaine. Mais maintenant que c’est ouvert, on a l’impression de retrouver nos habitudes. Et on ne sent pas trop que les gens ne veulent pas nous voir. On verra bien. Et sur le site, on a l’impression d’être déjà à l’Australian Open. Les compétitions ont commencé sur tous les courts, et il y a des matches partout. C’est un peu comme si on était déjà dans le Grand Chelem, alors qu’il ne commencera que dans une semaine. C’est spécial, avec tous ces tournois au même endroit. On ne sait pas qui joue tel ou tel tournoi.

Faites-nous rêver, et dites-nous ce que vous avez déjà pu faire, depuis votre sortie de quarantaine. Des choses qu’on ne peut pas faire chez nous…

On peut se promener, et il fait beau. J’ai été libéré samedi à 7h30 du matin, donc je suis allé prendre mon petit-déjeuner et un café en terrasse. Le soir, on est allés manger dans un restaurant. Tout est ouvert, et cela fait du bien. Cela valait le coup de faire la quarantaine, même si on ne l’a évidemment pas faite pour aller au restaurant. Mais on a fait des efforts, et cela fait partie des récompenses. On est contents d’être passés par là, et d’être maintenant libres de s’entraîner, d’aller se promener, de sortir, et de faire ce qu’on avait l’habitude de faire avant la pandémie.

Quelle est la première sensation que vous avez eue, en sortant de quarantaine ?

Quand je suis sorti, j’avais toujours mon masque, et j’attendais de voir ce que faisaient les gens. Mais pratiquement personne n’en portait. Sauf dans les transports en commun. Il faut toujours l’avoir avec soi, mais je ne savais pas exactement quand je devais le mettre. Parfois je le gardais, et j’étais un peu le seul. Mais en fait, on a un peu retrouvé la vie d’avant. Et on s’y fait très vite, à cette "normalité". On fait les choses qu’on a envie de faire, qu’on a l’habitude de faire. Et ça fait du bien.

Comment décririez-vous votre nouvelle collaboration avec Germain Gigounon, maintenant qu’elle est bien lancée ?

Tout se passe vraiment très bien. Il m’a très bien cerné, mais je n’avais aucun doute là-dessus. Il me connaît très bien, il sait quand je suis bien et quand je ne suis pas bien. Il sait ce qu’on doit faire, le programme qu’on doit suivre. Il connaît parfaitement mon mode de fonctionnement. Parfois, il sait exactement ce dont j’ai besoin, sans que je dise un seul mot. On a déjà eu un premier tournoi, à Antalya, qui a été très positif. Et ici, on voit vraiment une progression de mon niveau de jeu, petit à petit. Ce n’est pas pour autant que cela va aller tout seul dès les premiers matches, mais on sent qu’on est sur la bonne voie. Le chemin qu’on prend pour le moment est le bon.

Ecoutez David Goffin...

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