David Goffin : "Ce serait exceptionnel de pouvoir aller une deuxième fois au Masters"

David Goffin au tournoi d'Anvers
David Goffin au tournoi d'Anvers - © DIRK WAEM - BELGA

Les occasions de voir David Goffin jouer en Belgique sont rares. Il y a, de temps en temps, une rencontre de Coupe Davis. Et il y a le tournoi d’Anvers. Qu’il avait raté l’année dernière, à cause d’une blessure. Le voilà de retour à la Lotto Arena. En pleine forme, et en pleine confiance, après une tournée asiatique réussie. Il lui reste trois tournois ATP à disputer cette année, l’European Open, Bâle, et Bercy. Si tout se passe bien, le joueur belge pourrait faire un petit crochet par le Masters, avant la phase finale de la Coupe Davis. Les huit meilleurs joueurs de la saison iront à Londres. David Goffin est dixième, dans ce classement spécifique. Et les six premiers tickets ont déjà été distribués. Il n’a pas toutes les cartes en main, mais un bon tournoi d’Anvers pourrait, dans un premier temps, l’aider à se rapprocher de ses rivaux.

Entretien avec David Goffin, sur sa tournée asiatique, sur Anvers, sur le Masters, sur le départ de Steve Darcis et le retour de Kim Clijsters…

David, vous étiez en Asie la semaine dernière, et vous êtes à Anvers cette semaine. Les joueurs de tennis ont intérêt à avoir de bonnes facultés d’adaptation. Il y a des petits trucs pour digérer les décalages horaires et les changements de conditions de jeu ?

Non, il n’y a pas de trucs. Il faut essayer de se caler tout de suite, dès la première nuit. Et de tenir, pour se remettre directement dans les bonnes heures. Quand on passe une bonne première nuit, c’est déjà bien parti pour la suite. Là, ça va bien. Depuis que je suis rentré, le décalage horaire, ça va. Et j’ai encore quelques jours avant mon premier match à Anvers. Mais ce n’est pas évident, c’est un changement radical de conditions et de températures. Et on passe de l’extérieur à l’intérieur. C’est surtout sur les conditions de jeu qu’il faudra s’adapter.

Une fois de plus, votre tournée asiatique a été très bonne…

Oui, ce sont des conditions que j’aime vraiment bien. J’aime cette tournée. Elle me convient bien, je me sens bien là-bas, c’est une période de l’année où je joue souvent bien. Je reviens à nouveau avec beaucoup de confiance, après de bons matches, un très bon niveau de jeu. On va essayer de reproduire ça cette semaine.

Quand on entame un tournoi, c’est forcément avec l’envie de le gagner. Mais le tournoi d’Anvers est très particulier, et vous avez certainement vraiment envie de l’avoir à votre palmarès…

Bien sûr. On n’avait plus eu d’ATP 250 depuis longtemps en Belgique. C’est la troisième fois que je peux le jouer, et cela s’est plus ou moins bien passé les deux premières fois. La première année, j’ai eu deux balles de match en demi-finale. Et la deuxième fois, j’avais perdu contre Tsitsipas, 7/6 au troisième set, après un gros match. L’année dernière, j’ai loupé le tournoi, à cause de ma blessure au coude. Je suis d’autant plus content de revenir, et de retenter ma chance. Je n’ai pas de pression. Pour le moment, ce ne sont que des tournois-bonus. C’est la dernière ligne droite avant la fin de saison, et on va essayer de tout donner pour bien terminer.

Vous êtes dans la course aux Masters, on ne l’aurait jamais imaginé il y a quelques mois. Au fil des années, vous avez toujours cette régularité. Vous allez encore terminer la saison dans le top 15, voire le top 10. Cette régularité n’est-elle pas l’une des choses dont vous êtes le plus fier ?

Si, mais ce sont des choses que l’on constate après. Sur le coup, j’essaye de bien performer, tournoi après tournoi. Et de réussir de bons résultats dans les plus gros tournois possibles. Après, on constate que résultat après résultat, je finis dans le top 15, ces dernières années. Et une fois dans le top 10. On essaye d’aller le plus haut possible. Là, je suis de nouveau bien, au niveau classement. Et j’ai une belle fenêtre pour continuer à grimper. Ce n’est que du positif, pour l’instant.

Vous avez très envie d’aller au Masters, mais ce n’est pas une obsession, vous ne pensez pas qu’à ça ?

Non, je vois ça comme un bonus, comme un tournoi qui pourrait s’ajouter. Ce serait exceptionnel de pouvoir y aller une deuxième fois. Mais cela ne dépend pas que de moi non plus. Il faut que je joue bien, et il faut que les autres jouent un petit peu moins bien que moi. Il y a encore deux joueurs devant moi. Il faudra se battre, ce que je vais faire, jusqu’au bout de la saison. Et on fera les comptes après.

On le sait maintenant, le tennis belge va bientôt perdre Steve Darcis. Vous avez sans doute de grands souvenirs de semaines de Coupe Davis, et de matches de Coupe Davis, avec lui. C’était quelqu’un d’important, pour le tennis belge…

Oui, il a vraiment fait beaucoup pour le tennis belge. Il a réussi une belle carrière. C’était un exemple de combativité sur le terrain, avec les beaux matches qu’il a pu faire, notamment en Coupe Davis. Il joue son dernier tournoi en Belgique, ici à Anvers. J’espère qu’il va pouvoir terminer sur une bonne note, et que son coude va un peu le laisser tranquille pour ses derniers tournois.

En janvier, il sera en Australie pour dire "au revoir" au tennis, et Kim Clijsters dira "rebonjour" au tennis. Vous avez été surpris par son annonce, comme tout le monde ?

Oui, et son annonce a fait le buzz. Mais c’est sympa, elle le fait avec beaucoup d’envie, avec un super état d’esprit. Elle le fait parce que le tennis lui manquait, et qu’elle a vraiment envie de refaire des matches, de retrouver la compétition. Maintenant, ça doit être dur, physiquement, à 36-37 ans. On verra comment elle va se sentir. Mais elle est talentueuse, et je pense qu’elle peut retrouver un bon niveau de tennis. On verra bien ce que cela va donner, je suis curieux.

Et si elle vous demande de jouer le double mixte aux Jeux Olympiques ?

Evidemment, pourquoi pas. Ce serait une belle expérience.

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