Carlos Rodriguez en quarantaine à Pékin : " Je suis très content de la gestion de la Belgique "

Carlos Rodriguez vit à Pékin et est actuellement en quarantaine
Carlos Rodriguez vit à Pékin et est actuellement en quarantaine - © PATRICK HAMILTON - BELGA

Carlos Rodriquez, l’ancien coach à succès de Justine Henin, installé avec son académie de tennis à Pékin depuis 2011, est confiné. Il doit rester 14 jours à l’hôtel. L’occasion pour lui de nous livrer ses impressions sur la situation qu’il vit là-bas. Et qui pourrait être la nôtre dans quelques semaines. Et sur celle d’ici, qu’il observe. Avec comme souvent, beaucoup de sagesse. La communication avec la Chine n’étant pas la plus simple, nous lui avons envoyé les questions par écrit. Ils nous a répondu par vidéo.

Carlos bonjour, tout d’abord où êtes-vous exactement ?

Je suis à Pékin. Je dois rester 14 jours an quarantaine. C’est obligatoire pour ne pas ramener le virus de l’étranger. C’est une situation particulière mais intéressante car elle a du sens. Celui de nous protéger et surtout de protéger les autres.

Vous pouvez nous décrire la situation à Pékin ?

A Pékin la vie reprend doucement son cours. Tant bien que mal. Les Chinois essayent d’à nouveau sortir dans la rue. De revivre normalement. Mais après deux mois la reprise n’est pas facile. Et la plupart des espaces publics, comme les restaurants, ou les salles de sport, ne sont pas encore ouverts.

Et au niveau du sport justement, ça reprend aussi tout doucement ?

Au niveau du foot, c’est clair : le championnat va reprendre le 18 avril. En ce qui me concerne, au niveau du tennis ou du fitness, on n’a pas encore de date. Mais on sait que tout va se faire graduellement pour ne pas se retrouver avec un afflux de gens difficile à contrôler.

Quel regard portez-vous sur la gestion de la crise en Europe, vu de là-bas ?

On a vu une gestion à deux visages. On voit ce qui se passe en Italie, en Espagne…

Les stratégies ne sont pas les mêmes partout. On n’a pas combattu le virus de manière commune, tous ensemble. L’Union Européenne doit se servir de ce moment pour faire mieux à l’avenir, pour être plus unie.

Et en Belgique ?

Je suis très content de la gestion en Belgique. Au niveau de l’anticipation, de la prise de décision du confinement qui est venue assez vite. Je sais que ça en a contrarié beaucoup mais que les Belges sont désormais conscients qu’il le fallait. Et qu’il faudra peut-être même aller plus loin.

Alors c’est vrai qu’il y a eu des couacs, notamment dans les masques ou le dépistage. C’est une situation exceptionnelle et je suis certain que notre pays va apprendre, comme tous les pays du monde.

Un message pour terminer ?

J’aimerais m’adresser d’abord aux 18-21 ans, qui respectent moins le confinement. Prenez vos responsabilités. Il faut grandir, ne pas rester dans un comportement égoïste. Je sais que pour vous les interdits sont presque inexistants au quotidien. Mais il ne s’agit pas forcément de vous. Faites-le pour vos parents, vos grands-parents. Ils sont en danger.

J’ai un coup de cœur aussi. Pour tous les gens qui nous soignent, qui sauvent des vies, qui donnent de la sécurité. Les infirmiers et infirmières, les médecins, policiers, pompiers et tous les autres qui se dévouent pour nous. Un grand merci…

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