Andrea Petkovic, 12e mondiale: la spontanéité, le naturel, le rire...

Andrea Petkovic
Andrea Petkovic - © Noah Graham - BELGAIMAGE

Rencontre avec la 12e joueuse mondiale, qui sera opposée à Alison Van Uytvanck, ce mercredi soir, au deuxième tour du tournoi d'Anvers...

Elle présente des excuses pour son français. Mais non, son français est parfait. La joueuse allemande, d'origine serbe, lit Gustave Flaubert et Jean-Paul Sartre sans avoir besoin de traduction. Elle aime la littérature en général, et Goethe en particulier. Elle est passionnée de journalisme, de musique, et de politique. Au point d'envisager d'en faire, de la politique, après sa carrière. "Jusqu'à devenir chancelière, tout est possible", avait-elle un jour précisé...

Elle passe pour l'intello du circuit, et c'est vrai qu'elle est atypique. Mais il n'y a pas que les bouquins, dans sa vie. Assister à un concert et boire une bonne bière, cela fait aussi partie de ses priorités. Impossible de ne pas l'aimer, cette joueuse à forte personnalité. Impossible de ne pas être conquis par son rire permanent.

Et puis, il y a le tennis, bien sûr. Elle est est aujourd'hui 12e mondiale, et 3e tête de série à Anvers. Exemptée de premier tour, elle entame son tournoi face à Alison Van Uytvanck. Ce qui pourrait lui porter préjudice ? La fatigue. Elle débarque en Belgique après un week-end victorieux et chargé en émotions en Fed Cup, face à l'Australie, à Stuttgart. "C'était très compliqué, et un peu fou, aussi. J'ai gagné 2 matches, le premier 12/10 au 3e set, et l'autre 8/6 au 3e set. Je suis très heureuse d'être en Belgique maintenant, et en même temps un peu fatiguée. Mais que faire ?"

Pour oublier la fatigue, rien de tel que la découverte d'une ville qu'on ne connaît pas. Andrea Petkovic avait déjà participé aux tournois de Hasselt et de Bruxelles, et la voilà à Anvers. "C'est incroyable, c'est une ville magnifique. J'aimerais rester ici un peu plus longtemps, mais pour ça, il faut que je gagne..." Pour avoir une chance de s'adjuger définitivement la fameuse raquette d'or et de diamants, il faudra accumuler les victoires. Et remporter le tournoi 2 fois en 3 ans. "Je n'ai pas encore vu la raquette en vrai, mais j'ai vu des photos. Ce serait très bien si je pouvais la gagner..."

Chaque réponse se termine par un grand éclat de rire. La joueuse allemande, demi-finaliste à Roland-Garros l'année dernière, est heureuse, simplement heureuse de pouvoir encore jouer au tennis après avoir été très souvent gravement blessée. "Maintenant, j'apprécie tous les moments sur le court, et je suis très heureuse de jouer, d'être ici, d'être la 12e mondiale. C'est incroyable pour moi, après toutes ces blessures. C'est comme une deuxième chance, et je veux saisir cette chance. Jouer au tennis, c'est ce que j'aime, et c'est parfait pour moi."

Andrea Petkovic a l'occasion, cette semaine, de cotoyer Kim Clijsters, la directrice du tournoi d'Anvers, qu'elle a déjà croisée sur les courts, il y a quelques années. "Elle a été l'une des premières femmes qui a représenté le "tennis-power", la force. J'ai joué contre elle quand j'avais 19 ans; c'était très difficile, elle m'avait battue facilement. Pour moi, cela avait été comme une première étape pour devenir une grande joueuse, parce que rencontrer Kim c'était une expérience incroyable. Pour moi, elle est toujours l'une des meilleures joueuses."

Et après sa carrière, pourquoi ne pas devenir directrice de tournoi, comme Kim Clijsters ? "Je ne pense pas, parce qu'après ma carrière, je ne veux plus rien faire en rapport avec le tennis pendant 5 ans. Je veux faire d'autres choses. Après ces 5 ans, je reviendrai peut-être comme directrice... (rires)"

Ecoutez Andrea Petkovic en français...

Christine Hanquet

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