Open d'Australie – Mais où sont les juges de ligne ?

Il n'y a pas de juges de ligne à l'Open d'Australie
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Il n'y a pas de juges de ligne à l'Open d'Australie - © BRANDON MALONE - AFP

L’Australian Open est le premier tournoi du Grand Chelem à se passer totalement des juges de ligne. Il y a un arbitre de chaise… et c’est tout. Il est loin, le temps où il existait même des juges de filet, qui annonçaient les services "let".

C’est cela, la technologie moderne. A Melbourne, une machine juge si une balle est restée dans le terrain ou pas. Il y a les "pour" et les "contre". Le numéro un mondial, Novak Djokovic, est ravi, évidemment. Lors du dernier US Open, il n’y avait des juges de ligne que sur les deux courts principaux, et le Serbe avait été disqualifié pour avoir envoyé une balle sur une juge de ligne, sur le Central. Cela ne pourrait donc pas lui arriver dans ce tournoi.


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Dominic Thiem est également favorable à ce genre d’innovation. "Je trouve cela super. Et sans vouloir remettre en cause le travail des juges de ligne, je pense que cela évite les erreurs. Cela va dans la bonne direction". Ce n’est pas tout à fait vrai, parce que le "Hawk Eye" est utilisé depuis une vingtaine d’années, comme moyen de vérification, et il est admis depuis toujours qu’il y a une petite marge d’erreur. Acceptable, mais réelle. Bien sûr, il est évident qu’à la vitesse où vont les balles, un juge de ligne se trompera plus souvent que la machine. D’autant que la validité d’une balle se joue parfois au millimètre près.

Rafael Nadal préfère la tradition. "J’aime que le court soit plein d’êtres humains". Garbine Muguruza a peur de se sentir un peu seule sur le terrain, si les juges de ligne disparaissent.

Des juges de ligne victimes de la pandémie

Pourquoi avoir supprimé le jugement humain en Australie ? D’abord à cause de la pandémie, pour éviter qu’il y ait trop de monde sur les courts. En septembre dernier, l’US Open avait été organisé dans un huis clos strict, et le site de Flushing Meadows devait être le plus désert possible. La pandémie était un bon prétexte au début, mais on peut penser que les juges de ligne ne reviendront pas partout après la crise.

Parce qu’il y a une deuxième raison à l’arrivée massive des machines : c’est dans l’air du temps, tout simplement. Le tennis avait été à l’avant-garde, bien avant l’arrivée du VAR en football. Et le tennis continue sur sa lancée, pour encore minimiser le risque d’erreurs.

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