Open d'Australie : "Les mesures sanitaires n'affectent pas Serena Williams, qui vivait déjà dans une bulle auparavant"

Open d'Australie : "Les mesures sanitaires n'affectent pas Serena Williams, qui vivait déjà dans une bulle auparavant"
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Open d'Australie : "Les mesures sanitaires n'affectent pas Serena Williams, qui vivait déjà dans une bulle auparavant" - © DAVID GRAY - AFP

Pourquoi certains joueurs de tennis supportent-ils relativement bien les contraintes qu’implique la vie sur le circuit depuis quelques mois ? Et pourquoi d’autres sont-ils mentalement au bord de la rupture ?

Alors bien sûr, en tennis, c’est comme dans la vraie vie. Cela dépend en partie du caractère de chacun, de sa santé, de sa famille, de son vécu, de l’état de son portefeuille, et du degré d’acceptation des mesures sanitaires.

Mais, concernant les joueurs de tennis, voici un autre point de vue, qui a le mérite de ne pas encore avoir été entendu, et d’émaner d’une personnalité importante du milieu. C’est l’avis de Patrick Mouratoglou, le coach de Serena Williams, qualifiée pour les quarts de finale.

Cela fait un an que le coronavirus est entré dans nos vies, et dans la vie des as de la raquette. Dans un premier temps, les tournois ont été annulés. Et puis, le circuit a repris, mais pas comme avant. Maintenant, les joueurs et les joueuses se font tester en permanence, montent dans des avions en ayant peur d’être contaminés, subissent des quarantaines, vivent dans des bulles, jouent souvent à huis clos, et ont du mal à prévoir leur calendrier. Bien sûr, ils ont la grande chance de pouvoir exercer leur métier, mais tout est devenu compliqué.

Chez certains, comme Gaël Monfils ou Sofia Kenin, les résultats se font attendre, les nerfs lâchent et les larmes coulent. Chez Serena Williams, il n’y a apparemment rien de tout cela. Et c’est là que vient l’explication de Patrick Mouratoglou. "Tout cela n’affecte pas beaucoup Serena, parce qu’elle vivait déjà comme cela. Quand on a ce niveau de notoriété, on ne peut pas vivre comme tout le monde, et aller au restaurant tous les soirs pendant un Grand Chelem. Ce n’est juste pas possible. Donc, elle passe de toute façon l’essentiel de son temps dans sa chambre. Et je pense que si on demande à Novak Djokovic, à Rafael Nadal, ou à Roger Federer, c’est un petit peu pareil. Ils sont habitués à vivre en étant dans une bulle, et à l’écart du plus grand nombre. Donc, pour Serena, cela ne fait pas une grande différence."

Et l’absence de public ? "Cela ne la dérange pas du tout. Non pas qu’elle n’aime pas qu’il y ait du public, mais elle est vraiment dans sa bulle et elle joue son match. Je pense que les gens que ça dérange le plus, ce sont les showmans, qui ont besoin du public pour trouver de la motivation supplémentaire. Et qui en manquent un petit peu s’il n’y a pas de public. Des gens qui font presque une représentation quand ils jouent un match. Une représentation dans laquelle il y a du tennis, mais aussi des autres moments, des 'hot-shots' par exemple. Ceux-là, ceux qui jouent aussi pour le public, ils s’ennuient vraiment quand il n’y en a pas. Et ceux qui sont là pour gagner le tournoi, qui ne pensent qu’à ça, et qui ne sont concentrés que là-dessus, ils sont moins dérangés par l’absence de spectateurs. En tout cas, cela ne les empêche pas de jouer leur meilleur tennis. Bien sûr que tout le monde préfère jouer avec du public. Mais ce n’est pas un problème de ne pas en avoir".

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