Open d'Australie : le public n'est pas venu en masse, lors de la première journée

Des tribunes plutôt clairsemées, lors de la première journée de l'Open d'Australie
Des tribunes plutôt clairsemées, lors de la première journée de l'Open d'Australie - © WILLIAM WEST - AFP

Le dernier US Open s’est déroulé à huis clos. Le dernier Roland-Garros s’est joué devant une assistance très réduite (mille spectateurs par jour). A l’Australian Open, le public est le bienvenu, à raison de 30.000 personnes par jour en début de tournoi, 25.000 ensuite. La jauge a été placée à 50% de sa capacité habituelle.

Mais ce que l’on a pu constater, lors de la première journée de compétition, c’est que les tribunes n’étaient pas très remplies. Et ce n’était pas qu’une impression : les chiffres officiels ont révélé que seulement 17.922 spectateurs s’étaient rendus à Melbourne Park ce lundi.

Les joueurs et les joueuses, habitués à jouer le Grand Chelem australien devant des foules bruyantes et colorées, s’attendaient peut-être à une tout autre ambiance. Ysaline Bonaventure, par exemple. "Le public n’est pas vraiment au rendez-vous. Je ne sais pas si les gens ont peur de venir ici. Ou si c’est parce qu’ils nous en veulent un petit peu d’être là, après ce qu’ils ont enduré pendant leur confinement strict. L’ambiance était très différente de celle que l’on avait les autres années, c’est certain".

Il y a sans doute un peu de cela, la méfiance. Les Australiens peuvent à nouveau vivre presque normalement, mais ne se précipitent peut-être pas tout de suite dans des événements de masse.

Mais ces tribunes un peu trop vides s’expliquent par pas mal d’autres facteurs. La date de l’événement a changé beaucoup de choses. L’Open d'Australie a été repoussé de trois semaines. Et en février, les vacances d’été sont terminées. Les enfants sont retournés à l’école, les grands ont repris le travail.

En 2020, 13% des spectateurs venaient de l’étranger. Ceux-là, on les oublie, puisque les frontières sont fermées. Et 54% des spectateurs de la dernière édition n’habitaient pas à Melbourne. Les déplacements sont autorisés à travers l’Australie, mais beaucoup de gens préfèrent peut-être rester chez eux ces temps-ci. Sans compter ceux qui, touchés financièrement par la crise, sont obligés de revoir leur budget "loisirs" à la baisse jusqu’à l’année prochaine.

Certaines rencontres, celles des Australiens, ont malgré tout attiré un peu de monde. Kimmer Coppejans l’a constaté. "Quand Nick Kyrgios a joué, il y avait du bruit. Ce n’était pas plein, mais il y avait du public. Même s’il n’y a pas la foule habituelle, c’est super de pouvoir jouer devant des supporters. Cela fait un moment que l’on attendait ça".

Il ne faut pas non plus tirer trop de conclusions après une seule journée. Les organisateurs du tournoi ont confirmé il y a quelques jours à peine la présence du public dans les tribunes. Et les tickets n’ont été mis en vente qu’à ce moment-là. Les amateurs de tennis vont probablement s’organiser pour être là, pour la suite de la compétition. Surtout si les températures se mettent à grimper.

Avec du soleil, du public, des beaux matches, l’Australian Open pourra une fois de plus mériter son surnom de "Happy Slam".

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