Joachim Gérard stoppé en quarts de finale en Australie

Joachim Gérard
Joachim Gérard - © PATRICK HAMILTON - BELGA

Le joueur belge Joachim Gérard n'a pas pu se qualifier pour les demi-finales de l'Open d'Australie en fauteuil roulant, mercredi à Melbourne. Le 5e joueur mondial a été battu en quarts par le Suédois Stefan Olsson, son partenaire habituel en double, sur le score de 6-4, 6-3 en 1h04 de match.

Joachim Gérard avait gagné le Masters de tennis en chaise roulante à Orlando, en Floride, fin 2018. Il était absent à Melbourne Park l'an dernier mais a déjà atteint la finale en 2016 et les demies à deux reprises (2017, 2015). Il s'était incliné en quarts en 2014.

Il est aussi engagé en doubles à Melbourne, avec Olsson. Ils forment la tête de série N.2 et affronteront en demies l'Argentin Gustavo Fernandez et Shingo Kunieda.

Stefan Olsson affrontera en demi-finales le numéro un mondial Shingo Kunieda, considéré comme le 'Roger Federer' en chaise roulante.

Joachim Gérard : "Je me suis mis la pression tout seul"

"C'est une déception, tout court", a confié Joachim Gérard. "Je ne sais pas pourquoi, mais je ne suis jamais parvenu à rentrer dans le match. Les sensations étaient pourtant bonnes. Je n'ai pas réussi à rester concentré sur les bonnes choses à faire. Je n'arrivais pas à prendre la balle au bon moment. Je me suis fait avoir par le vent. Et j'ai très mal servi également, passant à peine la barre des 50% en première balle et faisant trop de doubles fautes (NdlR: 7 au total). C'est dommage, parce que je suis tout aussi bon que lui, si pas meilleur. J'ai réussi à l'accrocher un peu, mais pas assez. Lui a fait un bon match, et moi je n'étais pas dans le coup."

L'explication, Joachim Gérard pense la connaître. "Je crois que je me suis mis la pression tout seul, sans doute parce que j'avais tellement envie de bien faire. Mes attentes sont élevées. Je l'ai vite remarqué sur le court et j'ai alors cherché à tout mettre en œuvre pour me relâcher au maximum. Et cela s'est fait au détriment de ma concentration. C'est un aspect que je dois travailler. J'étais déjà parvenu à canaliser tout cela plusieurs fois par le passé, sans quoi, je n'aurais pas gagné le Masters. Maintenant, il faut que j'y arrive aussi en Grand Chelem", conclut-il.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK