WRC Turquie : Pour Ogier, 5 pilotes dont Neuville restent dans la course au titre

" On est encore 5 à se battre pour le titre, Thierry est un peu plus distancé mais on ne peut pas l’éliminer quand on aborde un rallye comme la Turquie où il peut se passer beaucoup de choses. On n’est pas à l’abri d’ennuis sur un rallye comme ça et dans le cas d’un scénario catastrophe pour nous où on marque peu ou pas de points et que lui gagne, il se relance complètement dans la course. Il est toujours là, même s’il est le moins bien placé. Quant aux autres Evans est 9 points derrière nous et on le regarde de très près. Tänak est revenu à 13 points. Rovanpera pour une première saison en WRC est assez surprenant, on savait tous qu’il avait du talent mais jusqu’à présent il montre de la vitesse et de la constance et donc ça veut dire qu’on ne peut pas l’éliminer non plus de la course au titre."

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Les 2 spéciales vendredi seront déterminantes

"Ma stratégie sur ce rallye, c’est de me calquer sur Evans et Tänak mes concurrents les plus directs, surtout sur un rallye terre. En ouvrant la route c’est difficile, du coup l’objectif principal c’est de se battre avec les 2 pilotes qui partent juste derrière moi. La bonne nouvelle c’est qu'on ouvre que 25 kms vendredi mais ça ne rend pas nécessairement la tâche plus évidente parce qu’il va falloir tout donner pour essayer de récupérer des positions de départ pour le lendemain et même si c’est plus court que d’habitude, ça ne va pas être simple. Ce sont 2 spéciales très importantes dès le début du rallye."

" C'est un rallye difficile. Personnellement je ne suis pas fan des sections les plus cassantes maintenant factuellement ça m’a souvent bien réussi. C’est un terrain que j’appréhende pas mal donc il y a de quoi être optimiste mais c’est vrai aussi que c’est le genre de terrain où il faut avoir la réussite de son côté pour faire un bon résultat. Il y a une part de feeling, il faut s’adapter aux conditions en temps réel bien plus que sur un rallye comme l’Estonie où ça se joue à regarder des vidéos, regarder où tu lâches un petit peu et où tu passes à fond, j’exagère mais c’est comme de la PlayStation, tu optimises chaque virage à haute vitesse. Ici même si on regarde les caméras embarquées des spéciales des années précédentes, il y aura plus de surprises et il faut s’adapter en temps réel à ce qu’on va voir. Il y a une partie gestion de la mécanique, des pneus en terme d’usure et de crevaisons, il y a certaines portions où tu roules sur des champs de pierres assez agressives où tu sers les fesses et tu croises les doigts pour pas crever mais effectivement il y a un aspect gestion plus important qu’ailleurs."

La Toyota a progressé sur le cassant

" Les années précédentes, ce n’était pas le terrain de jeu préféré des Yaris. On a fait de bons progrès, c’est toujours difficile de dire si c’est suffisant ou pas, on aura la réponse ce week-end. Je suis confiant au départ de ce rallye, j’avais de bonnes sensations lors de nos tests en Grèce et j’espère que ça nous permettra de jouer avec les Hyundai qui étaient plus à l’aise sur ce terrain cassant par le passé.

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