Neuville met fin à l'hégémonie d'Ogier et remporte enfin le Monte-Carlo

Le Belge Thierry Neuville (Hyundai i20 Coupé WRC), 31 ans, a remporté ce dimanche le Monte-Carlo, première épreuve de la saison 2020 du Championnat du Monde des Rallyes.

Encore troisième du classement général samedi soir, Thierry Neuville a surclassé ses principaux rivaux, les pilotes Toyota Elfyn Evans et Sébastien Ogier, au cours des quatre spéciales de la dernière journée de l’épreuve pour inscrire pour la première fois de sa carrière son nom au palmarès du plus prestigieux des rallyes, auquel il participait pour la dixième fois. Il s'agit du treizième succès en WRC de l'équipage belge Thierry Neuville - Nicolas Gilsoul.

Le Français Sébastien Ogier, invaincu sur "son" Monte-Carlo depuis 2014, rejoint Monaco en deuxième position, à 12.6 secondes de TN. Le Gallois Elfyn Evans, encore leader du rallye samedi soir, termine troisième à 14.3 secondes.

Quatrième à des années-lumière du trio de tête, qui s’est partagé tous les meilleurs temps de l’épreuve, le Finlandais Esapekka Lappi (Ford Fiesta WRC) conclut son week-end à plus de trois minutes (3:09.0). Son compatriote Kalle Rovanpera (Toyota Yaris WRC) termine cinquième (4:17.2), alors que le Français Sébastien Loeb (Hyundai i20 Coupé WRC), parti à la faute en début de journée et en grosse difficulté avec ses gommes super tendres, finit sixième à plus de cinq minutes (5:04.7) de son coéquipier belge.

Quatre jours de bagarre avec les Toyota

Pour parvenir à ses fins, Thierry Neuville a joué au chat et à la souris avec le duo de choc de chez Toyota durant toute l’épreuve. Leader du Monte-Carl' après avoir été impressionnant dans l’obscurité et sur des routes très piégeuses jeudi soir, le vice-Champion du Monde était rentré dans le rang vendredi, en difficulté avec les notes corrigées de ses ouvreurs (son coéquipier espagnol Dani Sordo, qui ne disputait pas l’épreuve, avait remplacé au pied levé son habituel ouvreur, Bruno Thiry, malade) et incapable de suivre le rythme imposé par Sébastien Ogier et Elfyn Evans.

TN avait cependant réussi à limiter la casse, au contraire de son nouveau coéquipier, le Champion du Monde Ott Tanak, qui avait lui rapidement expédié sa Hyundai à la casse, piégé par une compression à plus de 180 km/h qui l’avait envoyé dans le décor.

Grâce à trois meilleurs temps réalisés au cours des quatre spéciales au programme de la journée de samedi, Thierry Neuville avait bouclé la journée à 6.4 secondes du leader, le surprenant Elfyn Evans, qui découvrait ce week-end la Toyota Yaris WRC.

Et ce dimanche, le pilote belge, en parfaite symbiose avec sa Hyundai i20 Coupé WRC, a rapidement fait comprendre à ses rivaux qu’il était au-dessus du lot. Après être passé tout près du Graal en 2019 (il avait échoué à 2.2 secondes de Sébastien Ogier, ndlr), Thierry Neuville, vainqueur de neuf des seize spéciales de l’épreuve, n’a cette fois-ci pas laissé passer sa chance.

Au classement du Championnat du Monde, Thierry Neuville, qui a également marqué cinq points de bonus dans la Power Stage, s’installe en tête avec trente points. Sébastien Ogier suit avec 22 points, Elfyn Evans en compte 17.

Le prochain rendez-vous du WRC, ce sera, si la météo le permet (la neige est attendue avec impatience dans la région de Karlstad), le Rallye de Suède du 16 au 16 février. Un nouveau défi y attendra Thierry Neuville, qui devra y ouvrir la route le vendredi.

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