WRC Arctic : L'image, la surprise, la déception... 5 faits marquants du rallye

L’Estonien Ott Tanak (Hyundai) a remporté dimanche l’Arctic Rallye, deuxième épreuve du championnat du monde WRC disputée à huis clos en Finlande, devant le Finlandais Kalle Rovanpera (Toyota) qui s'empare, lui, de la tête du championnat des pilotes.

Tanak, champion du monde 2019, remporte cette manche inédite en WRC au terme d'une course spectaculaire et haletante à travers les forêts de Laponie enneigées. Son coéquipier, notre compatriote Thierry Neuville, complète le podium.

Retour sur les principaux faits marquants du week-end.


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La spéciale du week-end

Des paysages somptueux, des voitures en glisse, des pointes de vitesse impressionnantes au milieu des forêts. Cerise sur le gâteau : une huitième spéciale à couper le souffle.

Dans l'obscurité, la dernière spéciale de la deuxième journée a été incroyable. Tout d'abord car Sébastien Ogier, un des premiers partants sur le parcours, est parti à la faute à quelques centaines de mètres de l'arrivée. Il n'est vraiment pas coutumier du fait. Après avoir heurté un mur de neige avec l'arrière de sa Toyota, le Français tente de rectifier le tir, mais il est trop tard. Sébastien Ogier file dans la neige un peu plus loin, perdant pratiquement vingt minutes.

Deuxième acte fort de cette ES8 : le scratch réalisé par Thierry Neuville. Le Belge colle plus de dix secondes à tout le monde. Une pointe de vitesse particulièrement efficace sur le tronçon, lui permettant de mettre la pression sur la deuxième place.

La surprise du week-end

On connait le talent de Kalle Rovanpera. Le gamin de 20 ans n'a pas froid aux yeux et cette saison, celle de la confirmation, porte parfaitement son nom. Quatrième au Monte-Carlo, le Finlandais est arrivé sur cette manche à domicile avec une étiquette de favori.

Il a commis une petite erreur dans la première spéciale, a semblé perturbé car il ne jouait pas la tête comme il le voulait, face à un Ott Tanak impressionnant, mais Kalle Rovanpera a prouvé tout le bien qu'on pense de lui. En atteste aussi son meilleur temps dans la Power Stage. Claquer un tel chrono avec une aussi grosse pression sur les épaules, c'est prometteur. Avec sa deuxième position finale et les cinq unités dans la dernière spéciale, le gamin se retrouve ni plus ni moins qu'en tête du championnat.

Autre jeune qui a soufflé pas mal de monde, Oliver Solberg. Le Suédois de 19 ans, fils de Petter Solberg, a épaté au volant de sa Hyundai pour sa première apparition en WRC. Un autre nom qu'on va régulièrement citer dans les mois et années à venir.

La déception du week-end

La Toyota étant développée en grande partie en Finlande, on s'attendait à voir une formation en grande forme, d'autant que l'équipe japonaise sortait d'un rallye de Monte-Carlo très convaincant (première, deuxième et quatrième place). Mais Andrea Adamo avait tapé du poing sur la table et sa sortie a été suivie d'effets.

Ott Tanak a sorti le grand jeu, Thierry Neuville a récolté une belle troisième position tandis que Craig Breen est parvenu à boucler l'épreuve au quatrième rang malgré son faible temps de roulage au cours des derniers mois.

Au classement général, Hyundai répond à Toyota et recolle à onze unités (88 contre 77). Là aussi, le championnat s'annonce très serré.

La confirmation du week-end

Alignés ensemble pour la première fois durant le Monte-Carlo, avec une troisième place à la clé, Thierry Neuville et son copilote Martijn Wydaeghe ont obtenu le même résultat sur les routes blanches en Finlande. Le début d'épreuve semblait quelque peu mitigé, le duo étant dérangé par des problèmes d'intercom. Thierry Neuville l'a signalé à plusieurs reprises, notamment samedi, avant d'indiquer que le souci semblait solutionné en fin de journée.

"La communication dans la voiture s'améliore au fil des passages et j'ai pu donner le maximum. Il reste des points à améliorer, mais depuis que le problème d'intercom rencontré s'est un peu résolu, je peux attaquer beaucoup plus", a-t-il précisé.

Changer de copilote à quelques jours du début de la saison était un pari risqué et d'ailleurs critiqué par plusieurs observateurs. Le Belge est occupé à le réussir. Occuper la deuxième position du classement général après deux épreuves, voilà un excellent début de saison pour le duo belge.

L’image du week-end

Au-delà de la performance d’Ott Tanak, l’image de l’épreuve, c’est celle de Sébastien Ogier samedi en fin de journée. Le champion en titre commet rarement des erreurs, une fois par an en général. Le voir planté dans la neige dans la huitième spéciale avait donc un caractère inédit. Le Français, ouvreur vendredi, était pourtant remonté de la neuvième place.

Alors sixième, il semblait capable d’assurer cette position, avant d’aller chercher des précieuses unités dans la Power Stage. Il a toutefois été auteur d’une sortie de route, touchant un mur de neige avant d’être incapable de redresser le tir. Bloqué dans la neige, il est parvenu à sortir de ce piège au bout de pratiquement vingt minutes.

Et la suite...

Après cette manche enneigée, qui a remplacé le Rallye de Suède annulé pour cause de pandémie, le championnat se poursuivra sur terre avec une troisième manche en Croatie, du 22 au 25 avril.

Le programme, sur asphalte, prévoit 22 spéciales (une le jeudi, neuf le vendredi, huit le samedi et quatre le dimanche) pour un total de 302,06 kilomètres.

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