Neuville : "Très satisfait, mais si on gagne, on sait qu'on va galérer sur les manches à venir"

Thierry Neuville a fait un grand pas vers la victoire sur le Rallye d'Argentine ce samedi en réussissant à tenir à distance Ott Tanak avant l'abandon du pilote Toyota en fin de journée.

Désormais solide leader avec 45.7 secondes d'avance sur son plus proche poursuivant, qui n'est autre que son coéquipier norvégien Andreas Mikkelsen, l'actuel leader du Championnat du Monde ne peut plus être battu à la régulière - il ne reste que trois spéciales à disputer dimanche - et est très proche d'un nouveau doublé Tour de Corse - Rallye d'Argentine, comme en 2017.

"J'avais dit hier soir qu'il fallait faire un copier-coller de la première journée, et aujourd'hui, on a réussi à faire mieux !, s'est exclamé Thierry Neuville au micro d'Olivier Gaspard, l'envoyé spécial de la RTBF en Argentine. Nous pouvons être très satisfaits de la journée. La voiture a été impeccable. Je savais qu'Ott Tanak avait un problème, il a démarré le moteur seulement cinq secondes avant de prendre le départ de la spéciale. On se doutait qu'il n'allait pas aller très loin. Tout peut encore arriver demain, il faudra encore mieux gérer et essayer de passer à travers les trois spéciales qu'il nous reste. Elles sont assez cassantes. Même si on gagne ici, on sait qu'on va probablement galérer sur certaines manches à venir (en balayant le vendredi, au Chili notamment, NDLR)."

Thierry Neuville a également fait le point sur la polémique du jour : Sébastien Ogier a percuté le montant d'une barrière dans la plus longue spéciale de la matinée, perturbé par les traces laissées par certains concurrents qui sont passés à droite, et non pas à gauche, comme le prévoit le road book. Le pilote belge est-il concerné et risque-t-il une pénalité ?

"Moi, j'étais en bagarre avec Ott Tanak, et il paraît qu'il a coupé aussi. C'est sûr que dans cette situation-là, je plaiderais aussi pour une pénalité. Moi, je suis passé à gauche, j'ai pris le bon itinéraire. Nicolas (Gilsoul, son copilote, NDLR) m'avait dit lors des reconnaissances qu'il fallait absolument passer à gauche, par la barrière. C'est sûr qu'on perd facilement trois à quatre secondes, mais c'est comme ça. Les années précédentes, on pouvait passer à droite, cette année non, et il faut respecter le parcours. Mais mon principal concurrent n'est plus en course, donc quelque part, je m'en fiche !"

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