Neuville piégé par la poussière : "Pas le meilleur scénario, mais pas le pire non plus"

Alors qu’il avait pris le départ de la première spéciale de la journée pied au plancher et semblait en mesure de se rapprocher de la première place du général, Thierry Neuville (Hyundai i20 Coupé WRC) s’est fait surprendre par la poussière dans un virage lent quelques kilomètres plus loin.

Privé de visibilité, TN s’est déporté sur la droite de la route et est tombé dans un fossé, sa voiture se couchant sur le flanc. Après avoir remis la Hyundai sur ses quatre roues, le pilote belge a pu reprendre la route, mais il a perdu près de cinq minutes et tous ses espoirs de victoire dans l’aventure.

"C'est très simple, il y avait beaucoup de poussière, a résumé Thierry Neuville au micro d'Olivier Gaspard, l'envoyé spécial de la RTBF en Turquie. Il avait été décidé qu'on s'élance toutes les trois minutes ce matin (hier, l'écart entre les voitures était de quatre minutes, ndlr), et quand il n'y a pas de vent, dans la vallée, la poussière stagne. Cela fait trois ans qu'on le dit, voire plus : ces nouvelles voitures vont très, très vite, et dans ces conditions, avec zéro visibilité, on essaie d'optimiser notre performance, mais parfois, on rentre dans un mur de poussière, et ça devient dangereux. On pouvait à peine voir la route. Et dans un droite serré, sur un gauche qui passe normalement à fond, je pensais voir la route, mais cela n'a pas été le cas... et je suis tombé dans un trou. Que cette sortie de route soit grosse ou non, cela ne change pas grand-chose. Le temps est perdu, mais il faut regarder vers l'avant. ce n'est pas le meilleur scénario, mais ce n'est pas le pire non plus."

Seul l’abandon en liaison - à cause de soucis électriques - d’Ott Tanak (Toyota Yaris WRC), solide leader du Championnat du Monde avec 33 points d’avance sur Thierry Neuville, pourrait lui mettre un peu de baume au cœur.

"Cela fait quelques rallyes qu'on n'a pas la réussite avec nous, a repris le pilote belge. On se bat énormément et on y met énormément d'énergie, mais on l'a vu en Allemagne et encore ici, on manque un peu de réussite, que peut-on y faire... Tout est encore ouvert."

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