Neuville avant l'Australie: "Champions du monde? On est prêt, on attend que ça!"

Que peut-on bien faire avant ça ? Dans quelques jours, Nicolas Gilsoul et Thierry Neuville s’aligneront en Australie. Dernier épisode du thriller du championnat du monde des rallyes. Et pour gérer la pression, les deux Belges ne se sont pas enfermés dans une retraite silencieuse. Ils ont même pris le temps d’un passage en Belgique pour le rallye du Condroz.

Exceptionnellement décontractés malgré les circonstances. "Jusqu’ici, j’ai réussi à faire abstraction de tout", explique Thierry Neuville. "Mais dès qu’on se retrouve sur des soirées rallyes, tout le monde nous en parle. Là, je vais prendre quelques jours de relâche pour emmagasiner le maximum de force avant la dernière bagarre".

Une bagarre que l’équipage belge n’entamera pas en tête du classement pour la première fois depuis le Portugal fin mai. Désormais 3 points derrière Ogier, Neuville et Gilsoul n’y voient pas que des désavantages. Certes, mathématiquement, ils n’ont plus la main. Mais c’est peut-être pour un mieux. "Tout est en train de s’aligner, tout est là", explique le co-pilote. "La vitesse est là. Et ça se présente bien. Oui on sera deuxième sur la route, mais l’année passée on a gagné le rallye en partant deuxième. Plusieurs éléments nous mettent en confiance. Le tout c’est d’avoir suffisamment de confiance pour se sentir à l’aise. Tout en gardant quelques doutes pour rester bien concentré".

Un savant équilibre comme recette pour Nicolas Gilsoul. Moins de questions, en revanche, en apparence du moins, dans la tête du pilote.

"On n’a jamais eu de souci à résister à la pression et à faire une belle course, même si on est en bagarre avec d’autres pilotes. Souvent on a même pu gagner. Une grande partie de la saison, comme on était en tête, c’est nous qui avons dû balayer le parcours lors de la première journée. Ça nous a coûté cher, surtout en fin de saison. En Australie, on ne sera plus premier. Ça pourrait être une petite aide. Avec seulement 3 points de retard, je pense même que c’est pas mal de partir deuxième. On est prêt pour être champions du monde, on attend que ça ! Mais ce ne sera pas une tâche facile. On est 3 dans la lutte et chacun a ses chances. Il faudra faire la course parfaite. On sait qu’on a le soutien de tout le pays derrière nous. Il ne reste plus qu’à faire le boulot".

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