L'émotion d'Adamo, l'enfer de Sordo, les compliments de Loeb : Les coulisses de la victoire de Neuville

Andrea Adamo, le boss de l’équipe Hyundai, Dani Sordo, l’ouvreur de luxe appelé en dernière minute, et Sébastien Loeb, le septuple vainqueur de l’épreuve, ont tenu à rendre hommage à Thierry Neuville et Nicolas Gilsoul après leur éclatante victoire sur les routes du Monte-Carlo.

"Honnêtement, cette victoire, c’est une grande émotion, a affirmé Andrea Adamo au micro d’Olivier Gaspard, l’envoyé spécial de la RTBF sur le Monte-Carlo. Pour moi, le Monte-Carlo, c’est un rallye qui évoque plein de souvenirs. Alors, gagner ici avec Hyundai, j’ai du mal à trouver les mots ! Je ne sais pas si c’est la plus belle victoire de Thierry, mais Nicolas et lui faisaient déjà preuve de beaucoup de détermination durant les essais en décembre, à ceux de janvier… Après un an à le côtoyer, je peux dire que je connais un peu ce mec, et j’ai vu un Thierry non pas transformé, mais tranquille, focus… comme lorsqu’il a perdu seize secondes. L’an dernier, il aurait peut-être été un peu plus énervé ! Pour une fois, c’est moi qui vais devoir voir avec lui comment faire pour rester calme, et pas l’inverse !"

"Thierry, il a fait un sacré rallye, c’est clair, a surenchéri le maître des lieux, Sébastien Loeb. Il a fait un rallye incroyable, à bloc tout le temps, du début à la fin. Et pas d’erreur ! Que ce soit sec, enneigé, dans toutes les conditions… Commencer un championnat avec trente points, ça fait du bien !"

"Thierry, c’est un super bon pilote, et il a fait un travail de malade, a glissé Dani Sordo, qui a dû jouer le rôle d’ouvreur ce week-end, un sacré challenge. Quand c’est très sale, il roule super bien. Comme Bruno Thiry était malade, il m’a demandé d’essayer de l’aider. Je me suis donc retrouvé ouvreur avec Julien Vial, qui est un super copilote et qui m’a aidé beaucoup à prendre des notes, des repères… Dans la première spéciale, c’était la folie ! La glace, la nuit… Je me suis dit : "P*****, pourquoi je fais ça ?", et après, on a parlé, on a fait des améliorations, et à la fin, il avait de plus en plus confiance en ce que je disais. Mais ouvreur, c’était la première et dernière fois, c’est sûr ! C’était un enfer. Mais bon, Thierry, je l’apprécie beaucoup, et j’étais super content de faire ça pour lui. C’est facile de travailler avec lui : j’en ai fait un petit peu, et lui a fait le reste."

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