Moto GP: Ce diable de Quartararo

Moto GP: Ce diable de Quartararo
Moto GP: Ce diable de Quartararo - © JORGE GUERRERO - AFP

Fabio Quartararo est le benjamin des pilotes en Moto GP, mais il fait parler de lui depuis le début de la saison.
Et dire qu’il pensait que c’était une blague que lui faisait son manager, Eric Mahé, lorsque celui-ci lui a annoncé son arrivée dans la catégorie reine.

Depuis, le Français grandit vite.

Son dernier fait d’arme, une pole en Espagne, la patrie sportive de Quartararo.

C’est là que son père l’a emmené dès son plus jeune âge pour se frotter aux meilleurs.
Des milliers de kilomètres entre Nice et les circuits espagnols, avec aujourd’hui un retour sur investissement.

A Jerez, sur un circuit dont il connaît les moindres détails, il a privé Marc Marquez d’une pole qui lui semblait promise.

En course, le bonhomme de vingt ans a soutenu la comparaison avec le champion du monde avant d’être contraint à l’abandon pour « une pièce à deux balles » (sic).

En Andalousie, El Diabolo a manqué le podium, tous les observateurs étaient unanimes sur ce point.

Au guidon de la Yamaha du Team satellite, le Français et son équipier Morbidelli ont plusieurs fois fait jeu égal avec les Yam’ officielles de Rossi et Vinales.

Il y a douze mois, Johan Zarco débarquait au Mans avec une étiquette de candidat à la victoire dans le dos.

Un an plus tard, le double champion du monde se bat avec sa KTM pour grapiller quelques points en fond de grille.

Alors oui, celui qui sera sous les feux des projecteurs tout au long de ce week-end tricolore, ce sera Fabio Quartararo.

Zarco avait signé la pole en 2018, avant de craquer sous la pression alors qu’il était en tête de son Grand Prix.

En 2019 , l’Histoire n’a pas envie de bégayer avec le nouveau chouchou des fans Français.

Si Zarco doit regretter  amèrement un transfert précipité chez KTM, Quartararo se réjouit d’avoir hérité de la moto de son compatriote.

Dimanche sur le coup de quinze heures, pas sûr que retentira la Marseillaise dans la Sarthe, mais un premier podium tend les bras à Quartararo…à condition de gérer la pression.

Cette fichue pression qui, trop souvent, fait craquer les sportifs de l’Hexagone !

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