Davide Brivio : "Entre la Suzuki et Iannone, ce n'est pas le mariage parfait"

Davide Brivio
Davide Brivio - © GIUSEPPE CACACE - AFP

Chez Suzuki, on se demande encore comment on a pu en arriver là. Il y a seulement un an, Maverick Viñales et Aleix Espargaró montraient tout le beau travail accompli depuis le lancement du projet MotoGP au guidon d’une GRX-RR séduisante. C’était il y a un an, il y a un siècle, une éternité. L’été indien ? Non, plutôt la crainte d’un long hiver et c’est Andrea Iannone qui se retrouvé figé comme sur une aquarelle de Marie Laurencin…

Ceci dit, Davide Brivio est loin d’être d’humeur à pousser la chansonnette de Joe Dassin. Le « slam » qu’il vit est celui de la porte qui s’est violemment refermée sur ses espoirs de belle saison. Prenons le cas de Joe, non pas Dassin mais surnommé le Maniac : « avec Iannone, on n’a rien vu de mal ni de mauvais durant l’intersaison. De novembre à février, tout allait bien. Mais lorsque les Grands Prix ont commencé, on a rencontré des problèmes ».

« Il vient d’une moto complètement différente, et il doit s’adapter. « Il doit trouver sa voie et construire sa confiance. Il doit déterminer l’approche correcte. On travaille aussi sur ses indications pour satisfaire ses demandes. La moto doit aussi être adaptée à lui. La moto et lui doivent être en osmose. Or pour l’instant, ce n’est pas le mariage parfait ». Certes mais ira-t-on jusqu’au divorce prématuré ?

Pour le second pilote Alex Rins, la donne est différente. D’abord il est débutant et, ensuite, il a été souvent blessé : « il a été touché à trois reprises » continue le team manager. « Nous avons été pour le moins malchanceux ».

Il n’y aurait donc qu’Andrea Iannone comme seul coupable de la désillusion Suzuki ? « On travaille aussi sur l’adhérence de la moto. Nous avons testé un nouveau châssis à Barcelone. Nous manquons effectivement d’adhérence à l’arrière. C’est flagrant à la sortie des virages. Il faut aussi améliorer les sensations avec les pneus. Comme le moteur est bon, on se concentre sur le châssis et l’électronique ».    

Nous verrons ce que cela donnera à la reprise à Brno. Un premier pilote dans le doute, un second débutant et revenant de blessure, une moto aux soucis à cerner… Pas facile d’être chez Suzuki cette saison.

Grégory Hellinx / GP Inside

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