Bilan MotoGP 2019 : Marquez intouchable, Quartararo rookie décoiffant, Rossi n'y arrive plus

Bilan MotoGP 2019 : Marquez intouchable, Quartararo rookie décoiffant, Rossi n'y arrive plus
Bilan MotoGP 2019 : Marquez intouchable, Quartararo rookie décoiffant, Rossi n'y arrive plus - © Tous droits réservés

Six titres en sept années de présence en Moto GP, Marc Marquez domine sans partage, ou presque, depuis son arrivée dans la catégorie en 2013. A 26 ans, l’Espagnol a encore bluffé le milieu du Moto GP cette saison. 2019, sa saison la plus aboutie. Pour s’en convaincre quelques chiffres : 10 poles, 12 victoires, 17 podiums et une seule chute en course pour 18 Grands Prix. Hallucinant !

Encore plus hallucinant son bilan total dans la catégorie reine 56 victoires en 127 départs, Marquez écrit l’Histoire du Moto GP en temps réel. "La saison parfaite", avouait le sextuple champion du monde, une analyse que nous partageons.

Le pilote a mûri. Il ne prend plus tous les risques, il n’a chuté que 12 fois en 2019 pour 23 l’an dernier. Malgré tout, il recule sans cesse les limites, Marquez en veut encore plus. L’association avec Honda va se poursuivre au-delà de 2020, on imagine mal un autre scénario.

Le pilote est en symbiose avec une machine parfois capricieuse mais il est le seul capable de la dompter. Cette domination devient lassante mais la concurrence fourbit ses armes.

Quartararo, un rookie rock and roll !

Arrivé sur la pointe des pieds dans le cénacle du Moto GP, le Niçois a confondu les plus sceptiques cette saison. Des débuts timides hors Europe puis un premier déclic avec une première pole à Jerez, le Français surprend puis confirme avec un premier podium à Barcelone.

A 20 ans, avec un matériel moins performant, il va monter en puissance et se battre pour la victoire sans parvenir à la décrocher.
A Misano, à Buriram, le Rookie de l’Année se bat avec Marquez jusque dans les derniers hectomètres de course mais rate de peu les bulles de la victoire.

Sept podiums, six poles, Quartararo est le pilote le plus courtisé du paddock. En 2020, il disposera d’une Yamaha d’usine comme Vinales et Rossi.

Le constructeur Japonais ne veut pas laisser filer le jeune prodige à la concurrence et on imagine déjà un duo explosif pour 2021 avec Rossi. Quartararo sera l’adversaire numéro un de Marquez la saison prochaine et si c’est le champion du monde en titre qui le dit, on peut lui faire confiance. Depuis 1999, la Marseillaise n’a pas retenti dans la catégorie reine… Quartararo va bientôt mettre fin à cette trop longue disette.

Dovizioso, le Poulidor du Moto GP…

Et pourtant la saison avait commencé sur les chapeaux de roues pour l’officiel Ducati. Une victoire à Losail au Qatar pour la manche inaugurale.

Un mano à mano de fous avec Marquez… pour un écart de 23/1000e sur la ligne d’arrivée, le championnat était lancé… ce que tout le monde pensait.

A Spielberg, Dovi devancera encore l’Espagnol mais deux chutes et une seconde moitié de saison délicate empêcheront, une nouvelle fois, l’Italien de se mêler à la lutte pour le titre.

Trois fois à la deuxième place, Dovizioso fait du surplace et à bientôt 34 ans, ses chances de devenir enfin champion du monde s’amenuisent.

Vinales sauve l’honneur pour Yamaha.

Arrivé en 2017 chez Yamaha, en provenance de chez Suzuki, Vinales faisait figure d’épouvantail pour ses adversaires en remportant trois des cinq premiers Grands Prix de la saison.

La suite sera plus compliquée et dans une certaine mesure, la saison 2019 sera de la même veine à deux exceptions près. Poleman à trois reprises, l’Espagnol s’est imposé à Assen et à Sepang et a terminé troisième du championnat.

Avec Quartararo qui frappe à la porte de l’équipe officielle, Maverick, le "vilain", c’est son surnom sait que l’année 2020 sera décisive pour lui.

Rins et Suzuki gagnent

2019 restera une excellente année pour Rins et Suzuki.

Alex Rins a débloqué son compteur en Moto GP en signant deux victoires, à Austin et à Silverstone, deux victoires avec la manière et un écart infime en Grande-Bretagne 13 millièmes devant Marquez. Petit bémol pour le pilote Espagnol, les trois chutes en course… et une place au pied du podium final.

Terminer dans le tiercé gagnant en 2020 sera son objectif.

Rossi n’y arrive plus…

Un podium à Termas de Rio Hondo, un autre à Austin, quinze jours plus tard, puis plus rien. Valentino Rossi a vécu sa pire saison depuis sa période Ducati en 2011.

Quatre chutes en course, une septième place au classement final de ce championnat maudit, The Doctor est dans les cordes mais ne veut pas renoncer, le propre des champions.

Depuis Assen en 2017, l’homme de Tavullia court derrière une nonantième victoire… en vain. Rossi ne décrochera pas un septième titre en Moto GP mais il peut encore gagner des Grands Prix.

Avec un nouveau chef mécano, Davide Munoz, qui a notamment travaillé au Team VR46, l’Italien veut se relancer pour un (dernier) nouveau défi. Ce qui fait peur à Rossi, c’est la peur du lendemain. Quand, il aura décidé de ranger son cuir et son casque. Il n’imagine toujours pas son départ… ses milliers de fans non plus.

Lorenzo sort par une porte dérobée

Son arrivée chez Honda avait été annoncée en grandes pompes, mais au bout de la saison la Dream Team avec Marquez a fait " pschitt "comme aurait dit Jacques Chirac.

A la ramasse, au propre comme au figuré, Jorge Lorenzo a vécu un calvaire au guidon de sa machine.

A Valence, où il avait décroché son dernier titre en 2015, devant ses collègues du gotha, il a annoncé sa retraite.
Un départ que tous les observateurs attendaient, un départ logique qui ne doit pas éclipser un palmarès exceptionnel avec trois titres en Moto GP et 68 victoires, ce qui le placent à la sixième place de tous les temps.

Rideau sur 2019

2020, c’est déjà demain. Coup d’envoi de la saison le dimanche 08 mars au Qatar… et sur la Deux pour la 8ème année consécutive.

Excellentes fêtes de fin d’année… et à très vite,

Pierre Robert.

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