"Réitérer ma prouesse des 500 Miles"

Bertrand Baguette
Bertrand Baguette - © IndyCar - Chris Jones

En arrivant à Indianapolis, il y avait beaucoup de pression sur mes épaules, étant donné que c’était ma première et, en tout cas pour l’instant, seule course de l’année. On se devait de faire un bon résultat.

On y est allé progressivement. On a impressionné tout le monde, notamment grâce au Fast Friday, où on a signé le 5ème temps en tournant à plus de 228 miles de moyenne, et puis il y a eu la course : on a mené onze tours sur la fin, et on passe tout près de gagner la course ! Malheureusement, on n’a pas eu ce drapeau jaune dont on avait besoin. On a donc dû rentrer ravitailler en essence à quatre tours de la fin, ce qui est un peu râlant, un peu frustrant ! On a essayé, on a raté, on n’a pas de regrets à avoir. On a montré qu’on était rapide, on a terminé 7ème malgré tout. Maintenant, on travaille main dans la main avec le Rahal Letterman Lanigan Racing, et on espère pouvoir faire d’autres courses sur la saison.

Passer en tête en dépassant Danica, la "chouchoute" du public, c’est chouette ! On a gardé la tête pendant onze tours et on l’a vraiment fait à la régulière, on était très rapide et on a de suite creusé le trou sur tout le monde derrière. On avait vraiment une bonne voiture, qui se comportait bien, qui était constante, qui ne consommait pas trop d’essence, c’était quelque chose d’assez inouï, et j’espère qu’on pourra le réitérer…

Une fois la ligne d’arrivée franchie, il a d'abord fallu répondre à toutes les interviews. C’était assez fou : je crois que les Américains ont vraiment cru que j’allais gagner la course ! Le lendemain, le lundi soir, nous nous sommes rendus au gala organisé chaque année en présence des teams, des personnalités importantes du championnat, des fans… Chaque pilote fait un discours, remercie ses sponsors, explique sa course et reçoit son fameux chèque, son "prize money".

Au final, le bilan est très positif au niveau des retombées, aussi bien en Europe qu’en Amérique. Ça a fait beaucoup de bruit là bas. Beaucoup de personnes ont pu se rendre compte que j’étais capable de gagner des courses, et notamment la plus grande de l’année, les 500 Miles d’Indianapolis. On s’est fait remarquer, on a montré aux teams importants que j’étais là, que je suis un bon pilote, aussi bien sur ovale que sur routier. J’espère que ça va m’aider dans mes négociations pour 2012.

Bertrand Baguette

Demain, retrouvez une autre chronique de Bertrand Baguette, qui évoquera notamment son avenir à court et long terme.

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