L'argent, pas mon point fort...

Bertrand Baguette
Bertrand Baguette - © IndyCar

Pour le moment, il existe toujours des possibilités pour que je fasse une saison complète en IndyCar. Mais comme en Formule 1, l’argent y reste le nerf de la guerre… et ce n’est pas mon point fort, malheureusement ! Si cela ne devait pas se faire, on se concentrera sur les 500 Miles, et pourquoi pas faire du coup par coup et essayer de disputer un championnat annexe à côté.

Pour le moment, je travaille sur le simulateur chez Dallara, où l’on travaille tout particulièrement sur la nouvelle voiture qui sera utilisée en IndyCar en 2012. Cette voiture a été baptisée DW12, en hommage à Dan Wheldon. Elle sera utilisée par tous les teams l’an prochain, et nous sommes occupés à la développer pour qu’elle soit fin prête pour le début de saison. Chaque team a déjà reçu une voiture, et commenceront les tests privés en janvier.

Il y a peu, j’ai testé une Peugeot 908 au Castellet, et ça s’est plutôt bien passé. Leur but est de trouver des pilotes pour 2012 et 2013. Pourquoi pas passer à l’endurance, surtout avec un constructeur de l’envergure de Peugeot ? Ce serait un chouette contrat, mais cela reste à voir. Cette voiture s’apparente un peu à une monoplace, hormis le fait que l’on est dans un habitacle fermé. Il ne faut pas être claustrophobe, c’est assez étroit ! Autre particularité, la vision est assez limitée, surtout du côté gauche. Mais c’est vraiment plaisant à conduire, il y a beaucoup de couple, beaucoup de puissance. Ça doit vraiment être sympa de conduire ça sur le circuit du Mans !

Mais ma priorité pour 2012 reste l’IndyCar. C’est là où je prends le plus de plaisir, et j’ai toujours fait de la monoplace depuis mes débuts. J’espère pouvoir repartir sur une saison complète là-bas. Mais cela reste difficile : en IndyCar, comme en Formule 1, l’argent reste le nerf de la guerre… et ce n’est pas mon point fort, malheureusement ! Dans ces cas-là, on n’est jamais à l’abri qu’un pilote arrive avec une grosse valise et prenne votre place. Mais on ne pense pas à ça, on se bat, on essaie de faire valoir ses atouts auprès des teams. En sport automobile, les places où un pilote peut gagner sa vie se font rares, et je pense que cela va devenir de plus en plus rare au fur et à mesure des années malheureusement. Mais il en reste, il faut se battre pour les avoir et essayer de prouver qu’on est le meilleur.

2011 fut une année difficile, parce je suis resté à pied assez longtemps. J’ai fait trois courses (les 500 Miles, ainsi que Navarra et la Chine en GT1 avec Maxime Martin), et elles ont toutes trois été plutôt bonnes. La preuve, c’est que j’ai terminé à la 4ème place du référendum du pilote belge de l’année derrière Neuville, D’Ambrosio et Martin. Sur trois courses, c’est pas mal, je trouve ! Il faut dire que ça a bien marché pour moi à Indy cette année. Les 500 Miles d’Indianapolis, c’est la course la plus importante de l’année en IndyCar. On a mené, on a terminé 7ème, on a montré que nous étions compétitifs. Les retombées ont été plutôt positives, notamment du côté des teams, qui ont été impressionnés par ma performance. C’était seulement la 2ème fois que je participais aux 500 Miles, mener la course et passer tout près de la gagner, c’est assez exceptionnel ! Cela m’aide vraiment dans les négociations : le but d’un team chaque saison, c’est de gagner les 500 Miles. Si on est bon aux 500 Miles, on a une position avantageuse dans les négociations.

En 2012, je ne veux pas faire comme cette année et très peu rouler. Le but, c’est de rouler beaucoup, et d’essayer de marquer les esprits en IndyCar, soit sur la saison complète, soit au coup par coup. J’espère pouvoir annoncer une bonne nouvelle en janvier. Avant cela, je vais essayer de mettre le sport auto de côté et passer de bonnes fêtes ! Mais comme je l’ai dit, je n’ai pas d’argent pour faire pencher la balance de mon côté, mais rien n’est impossible. On se battra jusqu’au bout !


A bientôt,

Bertrand Baguette

Et aussi

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK