Voici les 4 options possibles pour le GP de Belgique de Formule 1

Suite aux nouvelles consignes énoncées hier par la ministre Sophie Wilmès (l’interdiction des évènements de masse jusqu’au 31 août) on s’interroge aujourd’hui sur l’option qui sera choisie par les organisateurs du Grand Prix de Belgique prévu le 30 août. En fait, les organisateurs ont le choix entre 4 options. Melchior Wathelet, président du circuit de Spa-Francorchamps, a tenté de lever un coin du voile.

L’annulation pure et simple du Grand Prix ?

" Tout d’abord je souhaite dire que le plus important pour moi est de respecter la santé des citoyens. Ces directives ont un impact important pour le circuit de Francorchamps et le Grand Prix de Formule 1. On observe toutes les éventualités. Il faut nous laisser du temps avant d’évaluer quelle sera la meilleure option. "

Décryptage : Le GP c’est 300 mille spectateurs du vendredi au dimanche et une activité économique débordante autour du circuit (20 millions d'euros de retombées). Les organisateurs vont tout faire pour éviter cette option qui économiquement serait un énorme coup dur.

Le report du Grand Prix ? Compliqué…

" Dire que tout est compliqué, c’est logique en cette période. Il y a une raison supérieure à ce type de considération. C’est la santé des gens. Tous les scénarios ont des plus et des moins. Il y a encore beaucoup d’incertitudes. On met les pistes sur la table… "

Décryptage : Les 9 premiers Grand Prix de la saison sont d’ores et déjà annulés ou reportés. Il y a donc embouteillage. Option compliquée donc.

Une dérogation pour quand même disputer le Grand Prix le 30 août ?

La consigne donnée ce mercredi soir interdit les évènements de masse jusqu’au… lendemain du coup d’envoi du Grand Prix de Belgique. La tentation est donc grande de demander une dérogation exceptionnelle. " Nous respectons la date du 31 août. Il faudra encore voir si elle ne sera pas prolongée. Cette crise doit nous rendre humbles. Nous devons accepter l’incertitude ambiante. "

Décryptage: Le cas échéant ce serait une dérogation de plus ou moins 6 jours sachant que les Formule 1 débarquent en général le mardi. Le public arrive aussi plus tôt. Très compliqué là-aussi dans le contexte actuel.

Un Grand Prix à huis clos ?

" Tout est possible. Il y a 2 mois qui aurait pu imaginer que l’on allait mettre à l’arrêt toute activité économique. Et pourtant on le vit. Vaut-il mieux annuler ou avoir une mauvaise organisation ? Vaut-il mieux le huis clos ? Je le redis l’important reste la santé des gens. Le huis clos on en parle beaucoup mais je n’ai encore rien vu à part des effets d’annonce. Comment peut-on définir un huis clos ? La notion du huis clos éveille beaucoup plus de questions que de réponses. Mais il faut évidemment l’analyser. "

Décryptage : Le Grand Prix coûte très cher. L’organiser sans public serait insupportable pour les organisateurs. Si la FOM (Formula One Managment) qui gère la promotion et la communication du championnat de F1 injecte de l’argent, alors ce sera peut-être envisageable. Le ministre des Sports Autrichien Werner Kogler a annoncé hier qu’il ne s’opposait pas à un GP à huis clos  dans son pays. La donne y est différente. Red Bull y injecte des millions. Le GP de Belgique ne bénéficie pas d’un tel soutien.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK