Vettel en rouge c'est fini, et maintenant ?

Vettel et Ferrari, c'est fini. Quid de l'avenir pour le pilote allemand et la Scuderia ?
Vettel et Ferrari, c'est fini. Quid de l'avenir pour le pilote allemand et la Scuderia ? - © Tous droits réservés

Voilà l’histoire d’amour entre Vettel et Ferrari s’achèvera au terme de cette saison 2020Faut encore voir d’ailleurs si elle aura lieu.

L’allemand a dominé les années 2010 avec Lewis Hamilton. Quatre titres pour Vettel et cinq pour le britannique. Mais le plus jeune quadruple champion du monde de l’histoire s’était donné pour mission, en quittant Red Bull, de faire comme son idole Schumacher et de ramener la couronne chez les Rouges.

Ça n’a pas marché (à moins que cette saison...)

De la faute de Ferrari, certainement. De la sienne aussi avec notamment quelques bourdes sous pression, presqu’indignes de son statut.

On savait que les deux parties discutaient du futur. Je pense sincèrement que l’option privilégiée était de poursuivre ensemble, aux côtés du jeune Charles Leclerc engagé jusqu’en 2024.

Mais il y avait des embûches. La durée du contrat, le salaire revu à la baisse. La possibilité de devoir accepter de parfois se mettre carrément au service du nouveau prodige maison. Vettel comptait certainement sur 2020 pour démontrer qu’il était toujours un pilote de référence capable de ramener le titre chez Ferrari, espérant peut-être aussi profiter d’une deuxième campagne en rouge toujours plus compliquée à gérer, avec plus de pression à la clé pour le jeune monégasque. Mais le coronavirus s’en est mêlé.

Je crois qu’il y a aussi eu les questionnements personnels de Vettel, Papa de trois enfants, en cette période si troublée de la vie.

Au bout du compte, il n’y avait plus cette parfaite harmonie indispensable pour pouvoir espérer être le plus performant possible dans cet univers aussi exigeant qu’est la Formule 1.

Que fera-t-il dans le futur ? Difficile à dire.

S’arrêter sans avoir pu ceindre cette cinquième couronne mondiale ou continuer avec un autre team où il se sentirait à nouveau désiré, choyé.

Pourquoi pas chez Mc Laren avec un moteur Mercedes en imaginant que ce binôme devienne la nouvelle priorité du motoriste allemand qui aurait choisi d’en rester là avec l’écurie Maison.

Ou chez Renault avec qui Vettel a connu ses heures de gloire à l’époque Red Bull.

Ou pourquoi pas encore avec Toto Wolff chez Aston Martin ?

Et quid chez Ferrari ?

La Scuderia a toujours préféré opérer avec un leader et un autre pilote en soutien, qui peut se battre et gagner des courses mais sans faire trop d’ombre au numéro 1 déclaré.

Dans ce cas de figure, il y a un risque de nouvelles frictions en engageant Ricciardo ou Carlos Sainz, les deux candidats les plus souvent cités. Dans ce scénario, je verrais bien l’espagnol atterrir chez Ferrari et pourquoi pas Ricciardo chez Mc Laren.

Mais ce serait moins risqué pour Ferrari de repartir avec un Giovinazzi (sans doute encore trop tendre), un Hulkenberg (ils se sont parlé en d’autres temps déjà), un Kvyat (Ferrari était ravi de son boulot au simulateur en 2018), un Perez (l’assurance de points réguliers ramenés au bercail), un Bottas (une manière aussi d’un peu déforcer la concurrence tout en s’adjoignant du solide), un Mick Schumacher (sans doute prématuré mais la garantie d’une si belle histoire),... en théorie tous des noms moins encombrants.

Et je vous épargne ceux qui ne manqueront pas de nous ressortir le couplet retour d’Alonso à Maranello...

Ou alors, malgré tous les démentis, pourquoi ne pas sortir le tout grand jeu en allant débaucher Hamilton chez Mercedes.

Ce serait fantastique pour la F1. Personnellement, j’opterais pour cette option panache... mais ce n’est sans doute pas celle qui est privilégiée.

On devrait savoir assez vite... ou pas du tout... Encore une opportunité qui nous est donnée de spéculer en cette période si particulière...

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