Verstappen n'acceptera plus longtemps de jouer les faire valoir...

Verstappen n’acceptera plus longtemps de jouer les faire valoir...
Verstappen n’acceptera plus longtemps de jouer les faire valoir... - © Tous droits réservés

C’est vrai que ce Grand-Prix de France ne fut pas une grande cuvée.

Sauf au niveau de la mobilité où tout a cette fois bien fonctionné. Certains diront que c’est dû au fait qu’il y avait beaucoup moins de spectateurs. Après l’énorme couac de l’année dernière, il faudra un peu de temps avant que les dégoûtés de l’édition 2018 n’accordent à nouveau leur confiance aux organisateurs.

Sur la piste, le spectacle ne fut pas au rendez-vous. Nouveau succès de Lewis Hamilton qui se rapproche doucement des 91 victoires de Michaël Schumacher. Beaucoup se montrent très critiques par rapport à cette ultra domination du Britannique et de son écurie Mercedes.


Je souhaiterais aussi plus de bagarre(s) en piste mais en même temps, j’ai l’impression qu’on vit un moment d’histoire...comme à l’époque d’Eddy Merckx surnommé le Cannibale qui ne laissait que des miettes à ses adversaires.

La domination d’Hamilton s’explique également par son talent, son travail et son attention à tous les détails, sa détermination et sa motivation jamais démenties...et grâce à une voiture et un team qui tutoient aussi la perfection.

Il y a quelque chose de fascinant dans la manière dont le quintuple (bientôt sextuple ?) champion fait valser les superlatifs.

Et je crois que Lewis a encore une marge de manœuvre. Il suffit de voir l’écart ridiculement minime entre le chrono du tour le plus rapide signé en pneus tendres neufs par Vettel en fin de course et celui d’Hamilton en pneus durs usagés.

Ce qu’il faudrait, c’est un Max Verstappen avec le même matériel. Vous imaginez un duel Hamilton - Verstappen au volant d’une Mercedes. Si seulement Toto Wolff pouvait pousser le constructeur allemand à cette audace.

Quitter la zone de confort et opter pour le risque et le panache de mettre ces deux castards en concurrence. Tout le monde y gagnerait.

Je me demande d’ailleurs combien de temps encore Verstappen acceptera de se battre pour les places d’honneur. En discutant ce week-end avec son paternel, j’ai cru deviner que la réponse à ma question est "plus très longtemps" ... et que les rumeurs d’un possible départ de Max pour Mercedes ou Ferrari ne sont pas totalement dénuées de fondement. La F1 a besoin d’une telle affiche.

La F1 aurait aussi besoin de laisser les pilotes se battre en piste. Après la farce montréalaise, le week-end du GP de France a encore offert un cocktail d’actions en piste mises sous investigation. Pour pas grand-chose...

Un des seuls faits marquants de l’épreuve française fut la lutte très musclée en fin de course entre Norris, Ricciardo, Räikkönen et Hulkenberg.

Une fois encore les stewards ont appliqué la règle à la lettre...sans laisser la moindre chance à un peu d’interprétation et pénalisé l’impétueux australien.

Légalement parlant, ils ont totalement raison mais au risque de choquer, je trouve personnellement qu’ils ont complètement tort.


C’est cette approche rigoriste et psycho-rigide qui finira par dégoûter les plus fidèles. Let them race...!!

Ou alors faut construire d’autres circuits avec bacs à graviers, murs et tutti quanti qui n’inciteront aucun pilote à tenter le diable en ne respectant pas les limites de la piste.


S’il n’y a aucune place pour l’interprétation, à quoi cela sert-il d’avoir des stewards. Il suffirait de désigner un préposé qui actionnerait tel ou tel bouton en fonction de telle ou telle infraction.

Ou on pourrait utiliser des capteurs qui feraient office de législateur. Motorsport is dangerous et doit le rester pour espérer garder l’intérêt des fans. Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas, je ne souhaite jamais devoir commenter un accident fatal mais il est urgent de "désaseptiser" ce sport. Même si les époques et les mentalités ont évolué.

Pour le reste, il est temps déjà de se braquer sur le prochain épisode. Le Grand-Prix d’Autriche sur le circuit de Zeltweg rebaptisé Red Bull Ring.

Un tracé avec plus de caractère que le Ricard. Quand deux épreuves se suivent ainsi en une semaine, les organismes sont mis à rude épreuve.

De retour à la maison lundi fin de journée et départ pour l’Autriche mercredi matin.


Si vous n’avez pas la passion, si vous ne gardez pas l’envie, vous n’avez aucune chance de pouvoir gérer cela.

E
t sans enthousiasme, aucune chance de garder la fidélité des téléspectateurs. Sans enthousiasme, cela fait longtemps que j’aurais mis un terme à cette incroyable aventure des Grand-Prix qui de toute façon touchera un jour à sa fin.

J’ai la faiblesse de croire que vous serez encore au rendez-vous ce prochain week-end même si je vous accorde qu’on a tous besoin d’un scénario un peu plus sexy...

Le titre peut paraître déjà joué mais en cherchant un peu, on trouve encore des centres d’intérêt. Bottas peut-il se remettre du coup sur la tête reçu au Castellet, Ferrari parviendra ou non à enrayer la cavalcade Mercedes, comment se passera la suite de la cohabitation Leclerc-Vettel Gasly pourra-t-il conserver son volant chez Red Bull où il souffre de la comparaison avec Verstappen, les Renault seront-elles les meilleures du reste, Mc Laren poursuivra ou non son retour aux avant-postes, comment se terminera la saga Kubica lessivé par le prometteur Russell...et j’en passe.

On se fixe rendez-vous dès jeudi sur le site de la RTBF pour évoquer tous ces sujets.

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