Une affaire à la gomme(s) ce GP de Grande-Bretagne

Lewis Hamilton
Lewis Hamilton - © ANDREW BOYERS - AFP

Quand à moins de 3 tours de l’arrivée, Bottas a vu son pneu avant gauche se délaminer, le scénario de la course a basculé dans un final haletant. Dans le dernier tour, c’est le pneu avant gauche de la Mercedes d’Hamilton qui a rendu l’âme.

J’ai eu l’opportunité d’écouter les communications radio entre le champion du monde et son ingénieur course, Peter Bonnington, c’était fascinant. Bono, d’un calme olympien, dictait l’écart qui se réduisait par rapport à Verstappen. 30 secondes, 25, 20, 16 à Chapel, 10 à Stowe, 9, 7 puis 5 petites secondes sur la ligne… Et Hamilton activant son " instinct de survie " pour tenter de franchir la ligne en vainqueur sur 4 roues mais 3 pneus…

Pirelli, le manufacturier de pneus de la F1, a un lundi bien chargé pour tenter de cerner les causes de ce carnage de gommes. Sans écarter aucune possibilité, d’autant qu’un autre GP se profile à l’horizon sur le même tracé… et avec des spécifications plus tendres. Avant le GP, Pirelli nous avait dit qu’en rentrant aux alentours du 18eme tour (sur 52), il n’y avait a priori pas de problème pour rallier l’arrivée en pneus durs.
À cause des 2 safety car de début de course, les leaders ont pitté un peu plus tôt, au 13eme tour.
 

Est-ce cela le souci ?

Difficile d’être catégorique. Les F1 actuelles génèrent énormément d’appui, sont tellement rapides, surtout sur un tel tracé avec ces enchaînements et changements de direction et les pneus subissent d'énormes contraintes.

Le rythme des Mercedes était affolant, les 2 pilotes alternant les records du tour. Bottas poussait très fort, c’était sa seule chance. L’écart peu important fluctuait puis d’un coup le Finlandais a décroché, l’écart a grandi. Hamilton qui avait dû suivre le tempo s'en sortait mieux, une fois encore impressionnant dans la gestion de ses pneumatiques. Mais au dernier tour, il a lui aussi connu la même mésaventure que son équipier.

Il pourrait y avoir une autre raison à ces pneus en décomposition. Ce sont tous les débris de carbone projetés sur la piste au fil du GP, suite à l’accrochage entre Magnussen et Albon, à la violente sortie de Kvyat et à l’aileron avant de l’Alfa de Raïkkonen parti en lambeaux après un passage sur un vibreur.
 

Ou est-ce une combinaison de tout cela...?

Verstappen a également joué un rôle en maintenant lui-aussi un rythme élevé qui n’a pas permis aux Mercedes de s’offrir un stop de précaution en fin de course. Cela dit, il a reconnu que l’état de ses pneus était très limite aussi et qu’il n’était pas certain qu’il l’aurait emporté s’il ne s’était pas arrêté pour mettre des tendres pour signer le tour le plus rapide en toute fin d’épreuve.Il ne lui a pas manqué grand-chose.

Au bout du compte, le grand perdant c’est Bottas désormais à 30 points d’Hamilton...qui continue à écrire l’Histoire...On a hâte de découvrir le film du second GP d’Angleterre dans quelques jours à peine.

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