Stay strong Japan

Que retenir de ce week-end japonais mouvementé et chargé en émotions ?

Beaucoup de choses et en même temps, tout paraît un peu dérisoire face au terrible typhon Hagibis qui a plongé tant de japonais dans le désarroi.

À Suzuka, on l’a vécu de l’intérieur..., en ayant la chance de voir sa trajectoire dévier légèrement et frapper bien plus fort d’autres localités assez proches.

Quand on vit cela sur place, qu’on voit défiler en continu sur toutes les chaînes de télévision des images plus effroyables les unes que les autres, on n’en sort forcément pas indemne...

Une fois encore la preuve que quand les forces de la nature se déchaînent, on ne peut vraiment rien faire...

Stay strong Japan...

Pour le reste, il y a eu ce super sunday avec qualifs et course le même jour.

Et des verdicts bien différents.

Première ligne Ferrari mais en course, victoire Mercedes et surtout sixième titre des constructeurs consécutif. Chapeau à Toto Wolff et les siens.

L’Autrichien - qui a eu l’élégance de dédier ce sacre à Niki Lauda son comparse disparu - est pour beaucoup dans cette insolente domination.

Je reste toujours impressionné par le discours qu’il m’avait un jour tenu sur sa manière de manager son équipe. De placer ses gars dans les meilleures dispositions pour en extraire le maximum.

Un maître en la matière. Et quelle chance pour ses hommes d’avoir le privilège de pouvoir travailler avec un tel guide aux commandes.

Ferrari s’est donc à nouveau loupé en course. On peut aller jusqu’à dire pour la seconde fois en deux Grand-Prix.

Alors qu’ils avaient tout pour contrôler la situation même si Mercedes était plus rapide en conditions course avec un meilleur appui pour moins dégrader les pneus.

Hésitation coupable et envol manqué de Vettel qui a eu de la chance de ne pas être pénalisé pour départ volé.

Les stewards ont invoqué un seuil de tolérance non dépassé... Ah bon...

Cela dit, je n’enterrerais pas trop vite le quadruple champion du monde qui nous a sorti un tour d’anthologie en qualifs et qui a superbement résisté à Hamilton en fin de Grand-Prix pour conserver sa deuxième place.

Charles Leclerc, lui, a déjà connu de meilleurs dimanches. Pénalisé deux fois, il termine septième. D’abord pour son explication musclée au départ avec son "pote" Verstappen. Dans un premier temps classée racing incident, cette passe d’armes lui valut ensuite cinq secondes de pénalité. Il aurait dû anticiper la perte de grip et le sous-virage ayant entraîné le contact.

Ensuite pour ne pas s’être arrêté de suite après cet incident qui avait endommagé sa Ferrari.

En restant en piste, il a créé du danger pour les autres.

On peut s’estimer heureux d’ailleurs que les éléments qui se sont détachés de son bolide ne sont pas allés percuter le casque d’Hamilton. N’oublions pas que c’est ce genre de circonstances qui avait failli être fatal à Massa en Hongrie en 2009.

Original aussi ce drapeau à damiers réglé électroniquement sur 52 tours au lieu de 53, ce qui oblige à établir le classement sur ce timing, indépendamment du baisser physique du drapeau un tour plus tard.

En vrac encore, les fortunes diverses chez Red Bull où Albon signe son meilleur résultat.

Bon bulletin aussi pour Carlos Sainz de plus en plus régulièrement meilleur des autres et Pierre Gasly qui a prouvé qu’on l’avait peut-être évincé un peu vite chez Red Bull.

Les deux Renault aussi dans les points, malgré des positions de départ peu enviables.

Attention toutefois à ne pas perdre le fruit de ces belles remontées sur le tapis vert, pour une sombre controverse concernant le système de répartition de freinage suite à une plainte de l’écurie Racing Point.

Un dossier en cours qui va encore pourrir l’atmosphère dans les prochains jours.

Je déteste en effet avoir des classements de Grand-Prix sous réserve de la décision de telle ou telle juridiction.

Rendez-vous dans quinze jours au Mexique.

Mathématiquement seuls Hamilton et Bottas peuvent encore être champion du monde.

Avec 64 points d’avance sur les 104 encore disponibles, on ne voit pas très bien ce qui pourrait priver le britannique d’une sixième couronne.

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