Romain Grosjean quitte la F1 : "Une fierté, quelques bêtises aussi..."

Non renouvelé, à 34 ans, et avec un terrible accident au Grand Prix de Bahrein en fin de parcours, le pilote français, né en Suisse, Romain Grosjean quitte donc Haas et le petit monde de la Formule 1.

Arrivé en F1 durant la saison 2009, puis de retour dès 2012, Grosjean a défendu les couleurs de trois équipes lors de son parcours dans la catégorie reine des monoplaces : Renault (2009), Lotus (2012-2015) et Haas (2016-2020). Dix podiums, 179 départs pris, une 7e place générale en 2013 comme meilleur résultat sur une saison : c'est le bilan général du pilote français.

"La F1, c'est dix ans de ma vie, un rêve d'enfant que j'ai réalisé. C'est une fierté, quelques bêtises aussi. J'ai laissé une trace, j'en suis assez fier... qu'on m'aime ou non. J'ai l'habitude de dire que je n'ai pas forcément le charisme d'une huitre. Ca m'a apporté des soucis à certains moments, mais ça m'a aussi permis de faire des choses extraordinaires. J'ai le meilleur résultat, la meilleure qualification et les premiers points pour Haas. J'ai dix podiums avec Lotus, aujourd'hui Renault, et jusqu'il y a peu, avant Daniel Ricciardo, le dernier podium de l'équipe. J'ai une belle histoire en F1, je suis content de ce que j'ai fait. Evidemment, j'aurais voulu gagner des courses et être champion du monde. Mon seul regret, ne pas avoir été forcément au bon endroit au bon moment. Après l'année 2013 tonitruante chez Lotus, si l'équipe avait poursuivi sur sa forme la saison suivante, les choses auraient pu être différentes, ou alors j'aurais eu une opportunité dans une top équipe", a indiqué Grosjean à notre micro.

Un pilote rarement lisse ne collant pas totalement au monde aseptisé de la F1. "La manière dont les gens me perçoivent ? On m'a rapidement mis une étiquette sur la tête, dès 2012 finalement : 'Le fou du premier tour'. Je suis rentré dans Mark Webber au Japon en 2012, j'ai fait une connerie, ça arrive... et je me suis excusé. J'ai aussi fait trois podiums dans cette première année, ça n'arrive pas à beaucoup de pilotes. Ce n'est pas simple de revenir quand vous avez été critiqué par un pilote. Je pense avoir toujours été honnête et transparent, peut-être trop. En F1, il faut être dans le politiquement correct. Ca fait partie du jeu, ça rend certaines interviews chiantes à mourir. J'ai dit ce que je pensais, j'ai aussi avoué que je faisais des bêtises. Je suis bien dans mes baskets. Oui, je pense être quelqu'un de sympa. Ceux qui ne m'aiment pas, c'est tant mieux pour eux. Ceux qui m'aiment, ils gagnent quelque chose", a conclu le Français avec le sourire.

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