Qui peut bien battre Vettel?

Sebastian Vettel à Melbourne
Sebastian Vettel à Melbourne - © AFP

Sebastian Vettel (Red Bull) va-t-il commencer la saison 2012 de Formule 1, dimanche au Grand Prix d'Australie, au même niveau qu'il a terminé celle de 2011, en double champion du monde ayant dominé ses rivaux de la 1re à la 17e manche?

Si l'on exclut les deux derniers Grands Prix de la saison dernière, remportés par le Britannique Lewis Hamilton (McLaren), à Abu Dhabi, et l'Australien Mark Webber (Red Bull) au Brésil, à chaque fois en raison d'un problème mécanique de l'Allemand, la réponse est oui, très probablement.

Sur la base de ses 11 victoires en 2011, de ses 15 pole positions (nouveau record) et des qualités reconnues de l'ingénieur Adrian Newey, qui a conçu la nouvelle RB8, Vettel est le grand favori, pour ce GP d'Australie et pour toute la saison. Sauf que plus de trois mois ont passé depuis la fin de la saison 2011, que c'est la rentrée des classes, et qu'on repart d'une page blanche.

"J'ai toujours été enthousiaste, optimiste et motivé au début de chaque nouvelle saison de F1, et 2012 ne fait pas exception à la règle", confie Martin Whitmarsh, le Team Principal de McLaren-Mercedes. "Je pense que c'est l'un des aspects intrinsèques et fascinants de la F1: on remet les compteurs à zéro à la fin d'une longue quête, souvent invisible, pour être au +top+ dès le début".

McLaren a plusieurs raisons d'être optimiste. Non seulement le Britannique Jenson Button, vice-champion du monde 2011, a déjà gagné deux fois sur le circuit provisoire et bosselé de l'Albert Park: en 2009, l'année de son titre mondial chez Brawn GP, et en 2010, pour sa première course chez McLaren.

En plus, les essais d'avant-saison, contrairement à l'hiver dernier, se sont plutôt bien passés pour McLaren, "productifs" selon Whitmarsh, sans souci de fiabilité et avec un niveau de performance correct, grâce à une nouvelle MP4-27 qui semble bien née. Comme beaucoup de monoplaces 2012, sauf la Ferrari F2012.

Lotus: jamais deux sans trois?

Button a toujours comme coéquipier Hamilton, vainqueur à Melbourne en 2008, qui s'est beaucoup reposé cet hiver, en famille, dans le Colorado. Il ne faut pas chercher plus loin les deux principaux prétendants à un début de saison surprenant, capables de faire vaciller, au moins temporairement, la statue du jeune commandeur allemand.

Car, côté Red Bull, les champions du monde autrichiens ont bien caché leur jeu cet hiver, et même poussé l'intox jusqu'à laisser Vettel terminer avec le 20e et dernier chrono absolu la dernière semaine d'essais de Barcelone, au volant d'une RB8 profondément modifiée par rapport à sa version "bébé", selon l'expression de Webber.

Webber justement. Il est à la fois coéquipier de Vettel, régional de l'étape et vainqueur du dernier GP de 2011, au Brésil, sa seule victoire l'an dernier. C'est déjà son 11e GP d'Australie, mais il ne l'a jamais remporté. Il dit que "les derniers mois ont été incroyablement intenses" et que "beaucoup d'heures de sommeil ont été perdues" pour que la nouvelle RB8 soit "la meilleure possible".

Le grand Mark n'a plus qu'un an de contrat avec Red Bull et sait que son baquet est très convoité. Il a le coup de volant et l'expérience qu'il faut pour gagner dimanche, mais cela ne suffira pas. Car en plus de Vettel, si la RB8 marche bien, il faudra compter avec l'écurie la plus performante des essais hivernaux.

Lotus, abonné au podium de Melbourne depuis deux ans (Kubica en 2010, Petrov en 2011), n'a fait que quatre journées d'essais à Barcelone, avec l'E20, mais a terminé trois fois en haut de la feuille des temps. "Ca ne veut rien dire mais c'est quand même bon signe", a dit le Français Romain Grosjean. Son dernier Grand Prix remonte à fin 2009, comme son coéquipier Kimi Räikkönen.

Le champion du monde finlandais (en 2007 chez Ferrari) est de retour en F1 après deux années d'anonymat relatif en rallye. Il a vraiment hâte que ça recommence, et espère que la bagarre sera terrible. Face à Red Bull, McLaren, mais aussi Ferrari et Mercedes, qui n'ont pas encore dévoilé leurs atouts, c'est quasiment sûr.


Belga

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