Pas de Formule 1 avant juin... mais en coulisses, ça s'active

L'analyse de Gaëtan Vigneron
L'analyse de Gaëtan Vigneron - © RTBF.be / Belga Image

Encore une journée agitée sur le front de la Formule 1. Sans réelle surprise il est vrai, les Grand-Prix des Pays-Bas, d’Espagne et de Monaco sont - au mieux - reportés, l'épreuve monégasque étant annulée. Cela fait donc les 7 premières courses qui sont impactées. Pas de F1 au mois de mai non plus.

Voilà qui va permettre à toutes les écuries de faire leur "shutdown", ce break estival normalement prévu au mois d’août mais que le Conseil Mondial a avancé hier sur la période mars/avril. Période étendue à 21 jours au lieu de 14. Avec les usines fermées où tout travail lié à la performance de la voiture est interdit. Les départements design, recherche, développement, production sont portes closes. Par contre les unités finances, marketing et service juridique peuvent continuer à fonctionner. Soit dit en passant, cette pause avancée aura inévitablement un impact sur le planning de développement de la voiture, d’autant qu’il y a la révolution réglementaire à venir.

Justement, aujourd’hui, par vidéo conférence, les responsables de teams, la FIA et la F1 ont beaucoup discuté de l’avenir. Et ont opté pour un report du gros changement 2021 pour 2022. En clair, en 2021, on roulera encore avec les F1 2020, à la fois pour réduire les coûts et compenser les pertes de revenus attendues en 2020. Les détails sont encore à finaliser.

Ils ont pas mal discuté aussi du possible calendrier 2020, pour autant bien sûr qu’on parvienne à vaincre assez rapidement ce maudit coronavirus. Débuter la saison en Azerbaïdjan début juin serait une victoire en soi, vu les circonstances. La pause estivale ayant été déplacée, des Grand-Prix pourraient retrouver une place au mois d’août. On risque aussi de voir la saison se prolonger jusqu’à la fin décembre, quitte à différer un peu le début de la campagne suivante. Il faut encore se mettre d’accord sur le budget plafond de 175 millions de dollars par an. Sera-t-il déjà d’application en 2021 même si les nouveaux règlements n’apparaissent qu’en 2022 ? Et les nouveaux Accords Concorde censés régir tout le fonctionnement de la F1, notamment au niveau commercial et financier, quand seront-ils signés et entérinés ?

Vous le voyez, même si aucun moteur ne vrombit actuellement et pour un certain temps encore, l’agitation en coulisses continue à battre son plein. Rien n’est simple dans aucune discipline mais la F1, c’est 22 épreuves dans 22 pays, avec 22 autorités différentes et 22 promoteurs différents... Un joli casse-tête...

L'analyse après le report du GP d'Australie

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