Nouveau départ : la F1 accepte la politique de l'Autriche

Sebastian Vettel et son équipe inspectent le tracé du Grand Prix F1 d'Autriche avant la reprise de la compétition ce week-end
Sebastian Vettel et son équipe inspectent le tracé du Grand Prix F1 d'Autriche avant la reprise de la compétition ce week-end - © JOE KLAMAR - AFP

C’est le début de championnat le plus tardif de l’histoire. 109 jours depuis cette folle nuit à Melbourne où nous étions suspendus à nos portables pour savoir si oui ou non le GP d’Australie allait être annulé. Vous connaissez la suite.

Ce week-end en Autriche, la F1 reprend donc. C’est le premier sport international à redémarrer, sous l'œil attentif certainement d'autres disciplines. Pas n’importe comment d’ailleurs tant le décor sera différent de ce que l’on a d’habitude.

Un GP à huis-clos, pas de spectateurs, un protocole sanitaire très strict. Des tests à répétition, des masques, la distance sociale, un personnel réduit dans toutes les confédérations formant le grand cirque de la F1. Des briefings en vidéo conférence, pas de motorhomes dans le paddock, pas de parade de pilotes, une autre procédure de grille de départ, pas de podium et j’en passe.

D’un point de vue sportif, et malgré le gros manque avec des tribunes vides, ce qui enlève je trouve pas mal de piment, il y a néanmoins une certaine impatience de savoir enfin comment la hiérarchie va s’établir.

Chez Mercedes, parviendront-ils à maintenir leur niveau d’excellence, eux qui ont gagné 89 des 121 GP disputés dans l’ère turbo-hybride depuis 2014 ? Avec certaines incertitudes qui planent, comme le futur de Toto Wolff, de Lewis Hamilton, la gestion du départ du patron du département moteur Andy Cowell. Valtteri Bottas, qui reste sur sa meilleure saison, pourra-t-il enfin contrarier vraiment un Hamilton un peu éparpillé avec d'autres priorités ? N'a-t-il pas ainsi déclaré que "son GP le plus important en 2020 sera celui contre le racisme" ?

Chez Ferrari, comment garder l’harmonie entre les pilotes maintenant que l’on sait que Sebastian Vettel ne sera plus là en 2021. Entre parenthèses, cela pourrait peut-être le libérer et lui donner des ailes après une saison 2019 compliquée, ponctuée par quelques accrocs avec son jeune équipier ambitieux Charles Leclerc, qui aura cette fois tout le poids des attentes de l'Italie sur ses épaules. Rien ne sera simple pour Ferrari qui a reconnu devoir revoir sa copie au niveau de leur concept aérodynamique, ce qui fait que les rouges n’auront des évolutions qu’à partir du troisième GP en Hongrie.

Red Bull par contre aura des développements dès ce premier rendez-vous, à la fois sur le moteur et sur le châssis. La question chez Red Bull, c’est surtout de savoir si on pourra jouer le titre sur la longueur ou s’il faudra à nouveau se contenter de quelques coups d’éclat. En tout cas le patron Christian Horner a affirmé que son team n'avait plus été aussi bien préparé depuis 2013, l'année de leur dernier titre et Max Verstappen semble plus affamé que jamais.

L’incertitude existe toujours sur le nombre exact de GP qui pourront avoir lieu cette année, ce qui devrait avoir un impact sur la manière d’aborder les courses. Une approche plus prudente pour emmagasiner des points régulièrement ou au contraire une approche agressive pour tenter l’un ou l’autre coup de force ?

Tout cela avec en toile de fond les désormais inévitables sujets de société et notamment la lutte contre le racisme et la volonté d’avoir plus de diversité.

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