Monaco, le joyau de la couronne

Monaco, le joyau de la couronne
Monaco, le joyau de la couronne - © Tous droits réservés

En route donc pour Monaco. Un jour plus tôt que pour les autres rendez-vous européens. Parce ce qu’on y roule déjà le jeudi. En fait, rien n’est comme ailleurs à Monaco. Ni les horaires, ni l’atmosphère, ni le glamour, ni la passion, ni le bruit, ni la logistique, ni le danger, ...

Ni le challenge des pilotes lancés a folle vitesse sur ce toboggan sinueux et étroit, flirtant avec les rails et la limite..sans cesse repoussée. Le pilote doit être en pleine confiance pour espérer y briller mais cette confiance ne peut se construire que méthodiquement, pas à pas au fur et à mesure des tours accomplis en essais libres.

Parmi mes souvenirs monégasques, et Dieu sait s’il y en a beaucoup, je pointerais ce tour qualif hallucinant d’Ayrton Senna en 1988. Essayez de le revisionner...

Ayrton le racontait en disant qu’il y avait conduit par instinct, dans une autre dimension...comme dans un tunnel..au-delà du réel...C’était le maximum absolu..aucune place pour quoique ce soit de plus..rajoutant qu’il n’avait plus jamais connu ce feeling...

À propos de tunnel, Éric van de Poele, ancien pilote belge de F1, m’avait un jour emmené dans celui de Monaco, le long des rails.., m’expliquant avec détails pourquoi certains pilotes faisaient la différence sur ce tracé unique. C’était fascinant.

Au-delà du Grand-Prix lui-même, il y a tout le reste..., ces mondanités qui sont incontournables en Principauté où il se doit d’être vu. On court souvent d’un événement à l’autre pour vous en donner quelques échos en images mais c’est éreintant et certainement le Grand-Prix le plus compliqué pour travailler. Rien n’est simple dans ce mécano géant...

On commencera ce mercredi soir, après les interviews dans le paddock, par l’avant-première du film sur les 90 ans du Grand-Prix. Un film dont la RTBF est d’ailleurs co-productrice et qui sera programmé sur nos antennes ce week-end. Quand on jette un œil sur le palmarès prestigieux de la manche monégasque, on y voit sans surprise 6 succès pour Senna, 5 pour Schumacher et Graham Hill mais aucun pour Jim Clark pourtant plusieurs fois en pole...

On y découvre aussi le nom de Niki Lauda, 2 fois vainqueur à Monaco. C’est ici en 1973, à court d’argent ,avec des emprunts qui arrivaient à échéance, que l’autrichien avait joué son joker en se faisant remarquer par Enzo Ferrari en personne. Ce fut son déclic...

Son ombre planera sur le paddock ce week-end.,,, un paddock unanime pour saluer à la fois sa mémoire et regretter l’énorme vide qu’il laissera...

D’un point de vue plus terre à terre, on est curieux de voir si l’écurie à laquelle était fort attaché Lauda, continuera sa domination écrasante ou si Verstappen et sa Red Bull ou les Ferraris auront enfin leur mot à dire.

À propos de Ferrari, Charles Leclerc aura la motivation supplémentaire de rouler à domicile... Il aimerait tant devenir le premier monégasque à s’imposer sur ses terres et avoir ainsi le privilège d’être invité, comme le veut la tradition, au dîner au Palais Princier dimanche soir.

N’oubliez pas tous les rendez-vous que l’on vous fixe sur notre site tout au long du week-end. En télé, on se retrouvera pour la première fois samedi sur la 2 dès 14h55 pour la séance qualificative la plus passionnante et décisive de la saison.

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