McLaren, Alonso, des leçons mais pas de regrets: 8 minutes avec Stoffel Vandoorne

Stoffel Vandoorne a vécu ce weekend son dernier Grand-Prix de Formule 1 avant d'entamer une nouvelle carrière en Formule Electrique. Après cinq années chez Mc Laren, deux au plus haut niveau en F1, il est l'heure des bilans pour le pilote Belge. 

Une note positive pour commencer, sans l'écurie Mc Laren Stoffel n'aurait peut-être jamais connu la Formule 1: "C'est une aventure qui a commencé en 2012-2013 pour moi...après avoir gagné le championnat en 2 litres. Et puis ils m'ont beaucoup aidé dans ma carrière, notamment en GP2 et en super-formula et toute la préparation que j'ai eue avant la Formule 1. Il ne faut jamais oublier ça, ils m'ont donné aussi la chance de piloter en F1 en 2016 à Barheïn, j'ai marqué mon premier point en F1 là-bas aussi donc ça reste quand même des moments très très spéciaux pour moi. C'est sûr que sans eux, je n'aurais sans doute jamais eu l'opportunité de piloter une F1."

"Il y a certaines choses que je ne pouvais pas changer"

Après deux saisons assez compliquées, quel est le sentiment qui prédomine chez Stoffel envers Mc Laren? "Je garde de cette période avec eux plein de bonnes expériences. Il y en a eu des mauvaises aussi. Globalement, ça reste une bonne expérience de vie pour moi. Et surtout tout ce que j'ai appris durant ces deux années avec eux en Formule 1. Je pourrai utiliser ça dans le futur aussi" il explique, "dans les prochaines aventures que je vais bientôt commencer en Formule E il y a plein de choses que je pourrai utiliser. Pas forcément dans le pilotage d'une voiture. Je sais que quand toutes les conditions sont bonnes, que je pourrai me battre pour des victoires, pour des championnats. Mais plutôt tout ce qui est à côté. Gérer les gens autour... à ce niveau-là c'est sûr qu'aujourd'hui je suis beaucoup plus complet."

D'un point de vue personnel, pas mal de sentiments se mélangent entre les deux aventures en sport moteurs. "C'est vrai que pendant un dernier weekend en F1, il y a des émotions... D'un côté je suis très content de commencer un nouveau challenge. De vraiment changer d'environnement. Je pense que ça va vraiment me faire du bien de rencontrer d'autres gens avec qui je n'ai jamais travaillé. C'est un peu l'inconnue pour moi. J'ai envie de commencer ça."

A l'heure des bilans est souvent associée l'heure des regrets. Le Belge en a-t-il beaucoup ? "Il y a certainement des choses que je changerais. Mais je pense, avec l'expérience, qu'il y a toujours des choses qu'on change. Si jamais je devais refaire une saison, je ferais certaines choses différemment. Je n'ai vraiment aucun regret avec l'approche que j'ai eue pendant mes années chez Mc Laren. En interne, j'ai toujours dit ce qu'il fallait dire. J'ai toujours travaillé de façon très proche de l'équipe. Mon feed-back envers eux a toujours été bon, ils ont toujours apprécié ça. Mais il y a certaines choses que moi je ne pouvais pas gérer, ni changer. Les gens ne savent pas vraiment ce qui se passe derrière l'écran."

"J'ai réalisé de bons résultats dans les moments difficiles"

Mc Laren a négocié avec d'autres pilotes... Une période compliquée pour le Belge. Il l'avoue par moment, il a peut-être manqué un peu de confiance de la part de son équipe. Alors que c'est un élément qu'il juge vraiment important pour un pilote: "Ça m'a rendu plus fort. J'ai d'ailleurs réalisé de bons résultats dans les moments difficiles."

Le Belge ne veut pas accuser son désormais ancien coéquipier, Fernando Alonso. "Tout le monde sait ce qui'il s'est passé par le passé avec Fernando. Mais moi j'ai appris beaucoup de choses à ses côtés. C'est un très grand compétiteur. On sait comment ça s'est passé dans les autres équipes aussi."

La page de la F1 ne se ferme peut-être pas totalement pour Stoffel: "Je suis très content de m'associer avec un constructeur comme Mercedes. Ce sont les champions du monde en Formule 1, ce sera une toute nouvelle expérience pour moi aussi. De voir comment ils travaillent en usine. Je pense que j'ai de bonnes idées pour eux aussi. J'ai une bonne expérience d'une voiture de course. Je suis sûr que peux leur apporter beaucoup de choses", il conclut, "Le plan Numéro 1 ce sera de performer en Formule E. Mais ils sauront exactement ce que je fais dans le simulateur aussi. On ne sait jamais ce qui se passera dans le futur..."

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK