Lewis remet les choses au point

Debrief F1
Debrief F1 - © RTBF

Cinquième doublé Mercedes en 5 Grand-Prix en début de saison, c’est du jamais vu. Personnellement, je ne suis pas de ceux qui banalisent cette réussite insolente, fruit surtout d’un travail « kolosaal ».

J’ai surtout noté la mise au point de Lewis Hamilton. Plus que bousculé le samedi en étant largué à 6 dixièmes par un Bottas impressionnant, le quintuple champion du monde a inversé la tendance le dimanche. Lewis commençait à se poser certaines questions, se demandant même si Mercedes ne serait pas favorable à faire passer le message de pouvoir être champion avec trois pilotes différents. 

Tout s’est joué au départ. L’Etat major Mercedes craignait vraiment l’accrochage comme en 2016. Les pilotes au briefing le matin avaient dû revisionner les images de ce couac monumental avec instruction de ne pas dépasser les limites mais Bottas comme Hamilton étaient bien décidés à la jouer agressive.

Je me suis laissé dire que leur relation harmonieuse avait pris un petit coup de froid. Rien de tout cela finalement, un souci technique venant enrayer l’envol du Finlandais. N’empêche, quand Hamilton se décide à jeter toutes ses forces dans la bataille, il n’y a pas grand chose à faire, même pour un Bottas cuvée 2019...

À quasi une seconde de Ferrari en hiver, Red Bull a terminé devant les bolides rouges. Avec un moteur Honda pas encore à la hauteur mais qui progresse et une voiture qui s’est bien développée. Et un Verstappen très régulier. J’ai appris que son équipier Gasly n’avait pas toutes les armes pour lutter avec le numéro un du team.

Pour l’instant, Pierre est cantonné dans un rôle de numéro deux. Le français s’exécute en attendant son heure et en emmagasinant de l’expérience au plus haut niveau. Ferrari enfin continue à s’enfoncer.

Malgré la spécification deux du moteur. Je pense de plus en plus que le problème se situe au niveau du concept et de la philosophie même de la voiture. Ce qui est d’autant plus inquiétant. Les cerveaux de la Scuderia cherchent, expérimentent mais ne trouvent pas.

La Ferrari rapide en ligne droite perdait 8 dixièmes dans le dernier secteur qui doit faire un kilomètre et demi... C’est énorme. Et les manquements existent aussi au niveau du management, des stratégies, de l’exécution des pit stops, de la gestion des pilotes.... Et la pression s’accentue. La semaine prochaine, place au toboggan monégasque et une épreuve toujours tellement particulière.

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