Charles Leclerc, le petit prince de Monaco

Quel GP...! Une course comme on les aime..., où il y avait à la fois de l’action, du suspense, des rebondissements, des duels serrés, de la dramaturgie, de l’émotion et de la sportivité... On l’aime bien cette F1 qu’on a la chance de pouvoir encore suivre sur nos antennes cette année...

Mention aux rookies qui ont prouvé avoir leur place à ce niveau. Norris 6ième avec une Mc Laren qu’on aurait aimé voir en 2018, Albon 9ième et premiers points thaïlandais en F1 depuis 1954, Russell à nouveau bien devant son équipier au volant d’une bien triste Williams.

Et puis il y a Charles Leclerc évidemment, Éblouissant tout le week-end. Premier en P1, P3, Q1, Q2, Q3...autoritaire leader du GP avant qu’un souci moteur ne vienne mettre fin au rêve du jeune monégasque qui dans sa malchance, a tout de même eu la chance de sauver son premier podium grâce à la safety car consécutive aux problèmes des 2 Renault. Avec à la clé le tour le plus rapide et le point qui l’accompagne.

À part son départ manqué, Charles a été impérial. Quelle maîtrise pour se remettre de cet envol loupé, quel culot de convaincre les ingénieurs Ferrari qu’il ne fallait pas le bloquer parce qu’il était plus rapide, quelle gestion de ses émotions après l’arrivée alors que son rêve venait d’être brisé, quel message envoyé à tout le paddock et à Ferrari en particulier.

Oui, le Petit Prince de Monaco n’est déjà plus le numéro deux de l’écurie la plus mythique de la F1. Charles Leclerc peut être candidat au titre mondial. J’ai eu la chance de le côtoyer avant son arrivée en F1. Mon premier véritable contact date de ce funeste week-end de juin 2017 à Baku où Charles roulait en GP2 alors que son Papa venait de nous quitter.

Il avait voulu courir quand même et s’était imposé. J’étais aller le trouver pour lui faire part de mon admiration devant sa gestion d’une situation humaine aussi difficile. On a gardé le contact, il est venu commenter dans notre cabine rtbf, on l’a suivi de près lors de son premier exercice chez Alfa Sauber. Ça crée des liens.

Et aujourd’hui chez Ferrari, il est resté le même. Sympa, bosseur, impliqué, toujours à la recherche d’amélioration à tous points de vue,... Oui il a quelque chose de spécial... C’est son équipier Sebastian Vettel qui doit se poser des questions.

D’autant que l’allemand est déjà retombé dans ses travers et est parti à la faute dans son duel royal avec Hamilton. Et voilà la pression de son équipier, de son team, des médias italiens, sans parler de celle de Mercedes qu’il va falloir gérer...Et vite...

Mercedes qui a donc signé un deuxième doublé de suite. Avec toujours cette organisation sans failles qui caractérise les troupes de Toto Wolff. Et cette fois Hamilton devant. Qui a remis la confiance de son côté dans sa relation avec Bottas.

On a déjà envie d’être dans 15 jours à Shanghai pour l’épisode 3 de cette saison haletante. D’autant que ce sera le 1.000ieme GP de l’Histoire de la F1. Et mon 478ieme...

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