Le GP de Singapour : un circuit au charme particulier

Ce dimanche, le circuit urbain de Marina Bay accueillera le Grand Prix de Singapour. Cette épreuve, la 15e du championnat du monde, est considérée comme l'une des plus exigeantes de la saison avec ses 61 tours qui demandent beaucoup d'énergie et de concentration.

Un rendez-vous nocturne au charme particulier que nous vous proposons de découvrir en quatre points.

Les origines : des débuts en 1962 au retour en grâce en 2008

Le tout premier Grand Prix disputé à Singapour s'est tenu en 1966 sur le circuit urbain de Thomson Road. Ce circuit a accueilli des épreuves dès 1962 pour le compte GP de Malaisie, pays duquel Singapour a pris son indépendance en 1965. De 1966 à 1973, huit éditions du GP de Singapour ont alors eu lieu mais concernait uniquement le championnat de Formule 2.

Il a ensuite fallu attendre 35 ans pour que Bernie Ecclestone remette ce Grand Prix au goût du jour.

En septembre 2008, Fernando Alonso s'impose à bord de sa Renault pour le premier GP de Singapour comptant pour le championnat du monde de Formule 1. Une victoire qui ne manque pas de susciter la polémique puisque le succès de l'Espagnol est en effet favorisé par la sortie de piste de son équipier Nelson Piquet Jr. lors du 13e tour. Une sortie de piste planifiée par le directeur de l'écurie Flavio Briatore.

Le circuit : un tracé exigeant et éprouvant

Le Marina Bay Street Circuit, de son nom officiel, est un tracé urbain de 5,2 kilomètres dessiné dans le centre historique de Singapour. Disputée en nocturne, cette épreuve est une étape très particulière du championnat du monde.

Si le fait de courir de nuit permet d'atténuer l'influence du climat tropical sur les pilotes et les voitures, le revêtement du circuit est régulièrement critiqué. Sa surface bosselée rend la moindre erreur impardonnable et nécessite une concentration de tous les instants. Selon l'actuel leader du championnat du monde Lewis Hamilton, ce tracé est deux fois plus difficile à négocier que celui de Monaco et contraint les pilotes à une dépense d'énergie deux fois plus grande que sur le Rocher.

"C’est l’un des GP les plus difficiles de la saison, il est très physique et il met le corps à l’épreuve, confirme également Nico Hülkenberg (Renault). Le tour est long avec des virages qui s’enchaînent très rapidement et peu de lignes droites pour souffler. L’humidité complique le tout puisque nous effectuons beaucoup d’actions sur le volant et de changements de vitesse dans ces enchaînements incessants. C’est unique à plus d’un titre. C’est la seule vraie course de nuit de notre calendrier. Cela demande un peu de temps pour s’habituer à l’éclairage artificiel mais Singapour est là depuis si longtemps maintenant que cela semble plutôt normal. Nous ne voyons pas trop la lumière du jour puisque nous travaillons selon les heures européennes. Nous dormons jusqu’à l’heure du déjeuner et le travail commence après. Les installations sont vraiment belles et Singapour est un lieu très agréable pour accueillir un Grand Prix."

Côté belge, Stoffel Vandoorne apprécie fortement les spécificités de ce tracé. "L'année dernière, j'en étais à ma première expérience de course à Singapour et j'ai vraiment apprécié. En fait, c’est ici et en Malaisie que j’ai signé mon meilleur résultat en Formule 1, avec des septièmes places. C’est une piste qui convient mieux à notre voiture par rapport à notre course, alors j’espère que le week-end sera plus positif et que nous pourrons améliorer notre rythme et affronter nos concurrents."

Les deux dernières éditions : Mercedes en maître

Depuis deux ans, Mercedes règne sur Singapour.

En 2016, Nico Rosberg s’impose pour la première fois à Marina Bay, reprenant ainsi la tête du classement général devant son coéquipier Lewis Hamilton, 3ème de la course. Une belle façon de fêter son 200e GP en F1.

Malgré une belle remontée de Daniel Ricciardo en fin de course, Rosberg gère sereinement sa course. Après un départ réussi, il parvient à limiter les erreurs malgré la chaleur intense. Au terme de ce GP, l'Allemand reprend huit point d’avance sur Hamilton. Une avance qu'il réussit à conserver jusqu'au bout pour remporter son premier sacre.

En 2017, Hamilton domine la course de bout en bout en gérant parfaitement les trois sorties de la voiture de sécurité. Très habile sous la pluie en début de course tout comme dans des conditions de piste sèche en fin de Grand Prix, Hamilton frappe un grand coup et compte 28 points d'avance sur son rival Sebastian Vettel, victime d'un triple accrochage au départ avec Max Verstappen et son équipier Kimi Räikkönen. Cet écart ne fera plus qu'augmenter pour consacrer pour la quatrième fois le Britannique.

L'édition 2018 : Vettel et Hamilton, un duel tendu

Les deux prétendants à la victoire au championnat du monde ont l'occasion ce week-end d'alimenter leur tableau de chasse à Singapour. Vettel détient le record de victoires avec quatre succès (3 avec Red Bull et 1 avec Ferrari) mais Hamilton n'est pas bien loin avec trois victoires. Suivent ensuite Fernando Alonso avec deux lauriers et Nico Rosberg avec son unique victoire en 2016.

Séparés par 30 points au classement des pilotes, Vettel et Hamilton auront une raison de plus pour se livrer bataille.

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