Le futur de Sebastian Vettel, un poker menteur...

Sebastian Vettel
Sebastian Vettel - © Fabian Sommer - BELGAIMAGE

Troisième Grand Prix en trois semaines, l’épreuve en Hongrie propose un tout autre terrain de jeu qu’en Autriche. Le Hungaroring est un tourniquet étriqué qui fait la part belle à l’appui aérodynamique et beaucoup moins à la puissance du bloc moteur, de quoi peut-être doper les ambitions de l’écurie Red Bull et de Max Verstappen pour espérer rivaliser avec Mercedes.

Les flèches d’argent, désormais peintes en noir, qui se sont adjugées les deux premiers Grands Prix en menant tous les tours couverts en course, ce qui ne leur était plus arrivé depuis 2014. Qui pour battre Hamilton sur ce tracé où il s’est déjà imposé sept fois ?

On attend également de voir ce qui se passera chez Ferrari après la débâcle autrichienne. La pression sur la Scuderia est déjà énorme et les Grands Prix qui s’enchaînent ne facilitent pas l’apport de solutions. C’est une chose de reconnaître un problème, c’en est une autre de le rectifier.

À suivre aussi la saga du futur de Vettel aujourd’hui cité chez Aston Martin (ex Racing Point en 2021). Racing Point n’a pas confirmé son intérêt, Red Bull a fermé la porte, Mercedes dit privilégier ses pilotes actuels ou faisant partie de la maison. En F1, très souvent, plus on dément, plus il y a un soupçon de vérité. On verra qui ment le moins... On a néanmoins l’impression que le quadruple champion allemand a encore envie d’en être l’an prochain.

Sans doute cela ne se fera-t-il pas, mais personnellement j’aurais eu l’audace (et l’inconscience ??) d’associer les deux champions Hamilton et Vettel. Je suis même persuadé que le Britannique préférerait ça au jeune Russell, son compatriote aux dents longues, ou à Ocon.

Logique que Lewis privilégie l’option Bottas, un Finlandais de plus en plus dans le coup mais qu’il maîtrise toujours et que certaines rumeurs affirment comme étant confirmé en 2021.

En attendant, Racing Point a frappé les esprits en Styrie et tout le monde se méfie désormais de la Mercedes rose, surnommée ainsi du fait de sa ressemblance frappante avec la W10 de la saison dernière.

À un point tel que Renault a officiellement déposé réclamation contre l’écurie basée à Silverstone. On attend la décision du département technique de la FIA et puis des stewards. Deux protestations en deux Grands Prix (avec celle de Red Bull contre Mercedes), la F1 n'a finalement pas tellement changé...

Une fois encore nous suivrons ça depuis nos studios à Bruxelles. Ce n’est jamais l’idéal et cela nous prive de nos contacts avec le paddock. On sait pourquoi, on fait le gros dos en attendant des jours meilleurs et surtout en espérant que le coronavirus ne connaîtra pas une seconde vague qui remettrait en péril la suite du programme.

À Budapest, il parait que les mesures sanitaires ont été renforcées, durcies. Le risque demeure malgré le plus de 10.000 tests déjà effectués dans la bulle F1.

Premiers tours de roues demain.

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