La Ferrari "n'est pas compétitive", reconnait John Elkann

La Ferrari "n'est pas compétitive", reconnait John Elkann
La Ferrari "n'est pas compétitive", reconnait John Elkann - © LEONHARD FOEGER - AFP

La Ferrari "n'est pas compétitive", a reconnu mardi dans une interview à la Gazzetta dello Sport John Elkann, président du groupe Fiat Chrysler, qui détient la marque au cheval cabré, après deux premiers GP de Formule 1 difficiles pour la Scuderia.

Lors du premier GP de la saison en Autriche, Charles Leclerc avait miraculeusement arraché la 2e place. Mais les difficultés de la voiture étaient déjà évidentes.

Lors du GP de Styrie, Leclerc et Sebastian Vettel se sont ensuite percutés dès le premier tour et ont abandonné et lors du GP de Hongrie il y a 10 jours, les deux monoplaces italiennes ont fini à plus d'un tour de Lewis Hamilton et de sa Mercedes.

"Cette année, nous ne sommes pas compétitifs notamment à cause d'une série d'erreurs de conception de la voiture", a estimé John Elkann dans la Gazzetta.

"Nous avons eu une série de faiblesses structurelles qui existent depuis longtemps, notamment sur l'aérodynamique. Nous avons aussi perdu en puissance moteur. La réalité est que notre voiture n'est pas compétitive. Ça s'est vu en piste et ça se verra encore", a-t-il ajouté.

Selon le patron du groupe FCA, les difficultés de Ferrari sont anciennes. "Le secteur sportif traverse incontestablement une période difficile. Nous n'avons pas gagné le championnat constructeurs depuis 2008 et celui des pilotes depuis 2007", a-t-il dit.

Mais le petit-fils de Gianni Agnelli se veut en revanche confiant pour l'avenir.

Déjà tourné vers 2022

"Nous sommes en train de poser les bases pour être compétitifs et recommencer à gagner quand les règles changeront en 2022", a-t-il dit, réaffirmant que le team principal de la Scuderia Mattia Binotto était selon lui l'homme de la situation.

"Confiance totale ! Il a toutes les compétences et les caractéristiques pour ouvrir un nouveau cycle de victoires", a estimé M. Elkann.

Le dirigeant a également défendu le choix de ne pas proposer de nouveau contrat à Vettel et de miser sur deux jeunes pilotes, Charles Leclerc et Carlos Sainz Jr. "La nouvelle voiture naîtra avec eux", a-t-il expliqué.

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