Jean Todt veut profiter de la crise pour réduire les budgets en F1

Le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) Jean Todt estime que les coûts de la Formule 1 devront être à nouveau réduits pour assurer la survie des équipes et de la discipline. Il veut profiter de la crise du coronavirus pour diminuer les budgets en F1.
Le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) Jean Todt estime que les coûts de la Formule 1 devront être à nouveau réduits pour assurer la survie des équipes et de la discipline. Il veut profiter de la crise du coronavirus pour diminuer les budgets en F1. - © Fabian Sommer - Fabian Sommer/dpa Fabian Sommer/

Jean Todt, le président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), estime que les coûts de la Formule 1 devront être à nouveau réduits pour assurer la survie des équipes et de la discipline. Dans une interview accordée au site spécialisé Motorsport et publiée jeudi, il évoque un "new deal" ("nouvelle donne") pour le sport automobile.

"Je ne pense pas que la priorité numéro un actuellement pour un constructeur soit d’assurer la continuité en compétition", a-t-il expliqué à Motorsport. "J’espère que tout le monde restera. C’est pourquoi nous devons écouter tout le monde. Même pour les plus gros, il ne faut jamais rien tenir pour acquis. Nous devons donc tout envisager. Nous devons être humbles : nous aimons ça (le sport automobile, ndlr), mais ce n’est pas essentiel pour la société. Nous devons donc nous assurer de faire les bons choix, prendre les bonnes décisions. Cela prendra un certain temps, ça reviendra, et j’espère vraiment que ce sera mieux."

Todt se dit "certain que beaucoup d’équipes, fournisseurs, constructeurs, peuvent être amenés à revoir leurs programmes." Le Français craint même que certains "pourraient être contraints d’arrêter."

Vendredi, les directeurs d’écuries de F1 discuteront de la réduction du plafonnement budgétaire, dans le but d’assurer la survie des équipes. Pour Jean Todt, la crise du coronavirus est l’occasion de baisser les budgets, devenus ultra-élevés. "Dans chaque catastrophe, dans chaque crise, il y a beaucoup de mauvaises choses mais il y a aussi du bon", estime-t-il. "Parmi les bonnes choses, il y a le fait que nous avons l’opportunité de rendre les choses meilleures pour l’avenir. Et en Formule 1 principalement, nous avons atteint des sommets (avec les coûts, ndlr), qui selon moi ne sont pas raisonnables et que nous devons aborder."

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK